"Vente à la criée du lot 49" - Thomas Pynchon

Laborieux...

Oedipa Maas a la surprise d’être désignée comme exécutrice testamentaire de feu Pierce Inverarity, un de ses ex petits-amis, magnat de l’immobilier dans la région de Los Angeles, qui laisse en héritage une curieuse collection de timbres. Dans le cadre de cette mission, elle se retrouve sur la piste d’un réseau de services postaux clandestins dont l’origine remonterait à plus de trois siècles. Au cours de ses pérégrinations sur les traces de cette obscure association, elle croise des personnages énigmatiques, certains complètement loufoques, et elle-même semble parfois sur le point de basculer dans la folie.

Il paraitrait que « Vente à la criée du lot 49 » est le roman le plus accessible de Thomas Pynchon… ou bien je suis complètement neuneu, ou bien je suis insensible à la plume de cet auguste auteur, qui accumule symbolismes, second degré –si ce n’est plus- et références culturelles réelles aussi bien qu’inventées. D’ailleurs, j’avais déjà entamé ce roman il y a quelque temps, pour le laisser tomber au bout d’une trentaine de pages, en me disant que ce n’était pas le bon moment pour aborder une œuvre aussi complexe. Finalement, il n’y aura peut-être jamais de bon moment pour lire un tel ouvrage, du moins en ce qui me concerne !

Pourtant, au départ, pleine de bonne volonté, j’ai apprécié l’humour décalé dont fait preuve l’auteur, et la bizarrerie de son récit. Parce que j’aime bien les histoires bizarres, en général. Mais là, désolée, je crois que Thomas Pynchon et moi ne nous sommes pas réellement rencontrés lors de cette « Vente à la criée ». Il faut probablement y voir une métaphore de ceci, ou une parabole de cela, simplement, le sens caché de ce roman est resté… caché, justement. Je l’ai trouvé trop abscons, il y a des passages que je n’ai pas vraiment compris. Je ne l’ai terminé que parce qu’il ne fait que 200 pages.
Je n’ose même pas imaginer la complexité de ses autres romans, qu’il y a peu de chances que j’ouvre un jour…

Ah, au fait, vous ai-je dit que « Vente à la criée du lot 49 » est considéré comme un chef-d’œuvre (c’est ce que j’ai lu dans plusieurs critiques, en tout cas) !?

Commentaires

  1. Entièrement d'accord. Au mieux Pynchon a oublié de rendre son roman accessible à la masse des lecteurs (le réservant à une élite ou pseudo-élite). Au pire, il a réussi le tour de force de faire passer un assez mauvais bouquin pour un chef d'oeuvre.

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