« En attendant l’orage » - Graham Joyce

Encore un bon cru.

Voilà une lecture qui rallonge encore la liste des auteurs/romans que je découvre en allant fureter dans la cave de Thom. Il faut dire qu’étant rarement déçue (si, si c’est tout de même déjà arrivé), ladite cave est devenue une source d’inspiration régulière.
Encore une fois, il s’agit là d’une chouette découverte !

James, Sabine et leurs filles Beth et Jessie passent leurs vacances d’été en Dordogne, dans une vaste ferme rénovée entourée de champs de maïs. Ils sont accompagnés de trois amis : un couple et l’ex-secrétaire de James.

Le poids des secrets que dissimulent les uns et les autres se fait rapidement sentir, instaurant des tensions, ressuscitant les rancunes et les jalousies, entretenant un climat de suspicion.

La principale force d’ « En attendant l’orage » réside dans la subtilité avec laquelle l’auteur installe cette atmosphère lourde, chargée de conflits latents, qu’il met en parallèle avec les conditions météorologiques, comme si les perturbations du ciel se faisaient l’écho des déséquilibres humains.
A moins que ce ne soit l’inverse ? ... Car tout est question de point de vue : selon l’angle d’approche qu’adopte le lecteur, l’interprétation des événements qui se déroulent dans le roman peut être sujette à variations. Certains y décèleront un parfum de fantastique, d’autres préféreront y voir un drame psychologique… le mieux restant sans doute de ne pas réduire ce roman à un genre particulier, mais de se laisser embarquer par le talent de Graham Joyce, l’observer faire doucement émerger les démons de chacun, qu’ils soient réels ou imaginaires, inspirés par l’angoisse (de vieillir, de grandir, de passer à côté de sa vie…) ou par la folie.

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