"Nous disparaissons" - Scott Heim

Disparition à court terme...

Je suis bien embêtée…
Voilà quinze jours environ que j’ai terminé le roman de Scott Heim, "Nous disparaissons", et j’avoue que d’ici quelques mois tout au plus, il ne m’en restera probablement aucun souvenir…
Alors je suis bien embêtée car je ne vois pas vraiment ce que je pourrais vous dire à propos de cette lecture. J’ai d’ailleurs dans un premier temps eu un peu de mal à y entrer, trouvant le style peu original. L’intrigue ne m’a pas non plus spécialement emballée. Enfin, soyons honnête, j’y ai tout de même trouvé certains points positifs, mais disons qu’au vu des critiques élogieuses que j’ai pu lire sur divers blogs, j’ai plutôt été déçue.

Il y est question de Donna, une sexagénaire qui, atteinte d’un cancer, est en fin de vie. Donna s’est toujours intéressée, de façon quasi obsessionnelle, aux disparitions, sans doute parce qu’elle-même a été enlevée, lorsqu’elle était enfant, pendant une semaine, événement dont elle a soi-disant oublié tous les détails.
Sous le prétexte d’écrire un livre au sujet de ces disparitions, elle passe une petite annonce afin de recueillir des témoignages des familles des victimes.
Elle demande à son fils Scott, qui vit à New York, de venir chez elle afin de l’aider dans ces démarches.
Scott, un trentenaire homosexuel, est toxicomane. Il travaille en free lance pour un magazine dans lequel il publie des histoires pour enfants. On découvre peu à peu que ces histoires de disparitions ne sont sans doute qu’un prétexte qu’utilise Donna pour passer du temps avec son fils, dans une dernière tentative, avant qu’elle ne disparaisse définitivement, emportée par la maladie, pour le sauver de lui-même.

Terminons sur la note positive : ce que je retiendrai -même si c’est sur une courte durée !- de cette lecture, c’est l’émotion procurée par la description des rapports unissant Scott et sa mère, dont se dégagent un amour très fort, ainsi qu’une compréhension et une tolérance mutuelles sincèrement touchantes.
La fin de vie de Donna est abordée avec justesse, sans sentimentalisme excessif, tout comme les répercussions de cette mort prochaine sur son fils, qui en dépit de ses difficultés personnelles, trouve la force de l’accompagner dans ses derniers moments avec dignité et tendresse. La dernière partie du roman m’a donc vraiment émue, et je regrette d’autant plus de n’avoir pas été davantage captivée par le reste !

(Finalement, j'en avais, des choses à dire !)

Commentaires

  1. La thématique, je passe. J'aime les lectures fortes, qui restent (malgré qq lectures "détentes" de temps en temps)... donc je ne suis pas tellement tentée !

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  2. C'est vrai que l'intrigue se disperse, et que la douceur des relations entre les personnages ne fait pas de ce roman une lecture "coup de poing", mais je garde en mémoire comme toi la fin si pudique et émouvante. C'est finalement un roman que j'ai beaucoup aimé.

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  3. C'est ce que je disais aussi dans mon article: au moment où je commençais à me lasser, le récit devient très prenant, émouvant: http://popupmonster.wordpress.com/2009/09/22/21/

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  4. Le fait de ne pas toujours savoir où l'auteur veut nous amener, où est le réel et où commence l'imaginaire, est assez déstabilisant au début. Mais il m'en reste au final un très agréable souvenir de lecture, même si j'ai trouvé Mysterious Skin, du même auteur, beaucoup plus fort.

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  5. >>>Pickwick : d'après ce que j'ai pu lire à droite ou gauche, certains ont trouvé cette lecture très forte... mais c'est vrai qu'en ce qui me concerne, le charme n'a pas opéré !

    >>>Rose : je crois que si l'ensemble de ce roman avait été du même acabit que sa dernière partie, il m'aurait beaucoup plu aussi...

    >>>Sunalee : merci pour le lien, j'y cours de suite !

    >>>In Cold Blog : je ne dirais pas que j'ai été déstabilisée, mais plutôt que la façon dont l'auteur amène son sujet n'a pas réussi à suscité mon intérêt. Maintenant, pourquoi ne pas tenter, plus tard, un autre roman de Scott Heim...

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