"Bad Monkeys" - Matt Ruff

Quand les moyens ne justifient pas la fin...

"Bad Monkeys" est un drôle d'objet livresque qui pourra contenter toutes celles et ceux qui veulent sortir des sentiers battus".

C'est avec cette phrase que Fildeblog a titillé ma curiosité à propos du roman de Matt Ruff, auteur qui m'était jusqu'alors totalement inconnu.

"Bad Monkeys" tient à la fois du polar et du récit de science-fiction, et débute au moment où Jane Charlotte, personnage principal de ce roman, est incarcérée dans "l'aile des barjos" -selon ses propres termes- de la prison de Las Vegas, à la suite d'un meurtre qu'elle a commis. En effet, la jeune femme a tenu lors de son arrestation d'étranges propos...
La suite est la transcription des entretiens qu'elle va avoir avec le psychiatre de l'établissement, au cours desquels elle relate l'incroyable... Jane Charlotte ferait partie d'une organisation secrète chargée de débarrasser le monde des personnes malfaisantes. C'est tout un enchaînement d'événements survenus à partir de son adolescence qui aurait conduit à son enrôlement au sein de cette organisation.
Affabulation ? Manipulation ? Folie ?
A moins que cette invraisemblable histoire ne soit vraiment... réelle ?

J'avoue que cette lecture m'a laissée une impression mitigée, en raison d'un point sur lequel je rejoins complètement Fildeblog, qui est celui de la déception causée par le dénouement de "Bad Monkeys". Et c'est bien dommage, car si je n'ai pas trouvé les thèmes de ce roman particulièrement originaux (évocation de sociétés occultes, inversion de la réalité...), l'auteur sait insuffler à son récit une ambiance plutôt prenante, et rendre ses personnages attachants. De même, certaines de ses trouvailles m'ont plu pour leur inventivité.
Mais voilà, il y a effectivement cette fin qui gâche (presque) tout, que l'on voit venir bien avant la conclusion du roman, notamment par certains indices que sèment l'auteur sans la moindre subtilité...

Commentaires

  1. Tu écris "certaines de ses trouvailles m'ont plues pour leur inventivité."
    Je te rejoins complètement.
    J'aurais tant voulu que ce roman soit un mélange de Brazil et de Donnie Darko.

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  2. Après ton avis mitigé, la fin téléphonée a fini de m'achever... je passe sans regrets.

    (Psss : j'ai été contrainte de changer de blog ! En lien ma nouvelle adresse)

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  3. >>>Fildeblog : Oui, les regrets que l'on éprouve à l'issue de cette lecture sont sans doute proportionnels aux attentes qu'elle suscite. As-tu lu d'autres romans de cet auteur ?

    >>>Pickwick : un nouveau blog ? J'arrive pour voir ça !

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