"Hamlet - Othello - Macbeth" - William Shakespeare

Valeur sûre...

Certaines œuvres sont tellement célèbres, d'une pérennité si établie, que l'on a l'impression de les connaître sans même les avoir lues.
C'est le cas notamment de la plupart des œuvres de William Shakespeare, dont les personnages sont devenues des stars du panthéon de la littérature, et dont certaines des répliques ont traversé les siècles pour devenir connues de tous.
Qui n'a, en effet, jamais entendu parler de Hamlet, d'Othello, de McBeth ? De la noyade d'Ophélie ?
Qui n'a jamais entendu prononcer cette phrase : "être ou ne pas être...", sans savoir qu'elle émanait de l'illustre écrivain ?
Rappelons par ailleurs que l'anglais est surnommé "la langue de Shakespeare"...

A part "Roméo et Juliette" que j'ai lu adolescente, je ne connaissais pas vraiment l’œuvre de ce monument de la littérature, et j'ai comblé partiellement cette lacune en lisant ses pièces "Hamlet", "Othello" et "MacBeth", toutes trois réunies en un seul volume. Je dis partiellement, parce qu'il ne s'agit là que d'une petite partie de la bibliographie de William Shakespeare, mais aussi parce que j'avoue ne pas les avoir lues en version originale, n'estimant malheureusement pas mon anglais assez bon pour comprendre les subtilités du texte.
Autant vous dire tout de suite que je ne m'aventurerai pas à faire une critique ou une analyse de ces récits qui ont déjà été maintes fois décortiqués, étudiés, et auquel je n'ai pas la prétention d'apporter quoi que ce soit de nouveau... Je me contenterai, pour ceux qui comme moi, ne connaissent de ces pièces que quelques vagues notions, d'en faire un bref résumé, puis d'évoquer quelles furent mes impressions à l'issue de cette lecture.


"Hamlet" :
Le père d'Hamlet, roi du Danemark, n'est pas décédé depuis deux mois que sa veuve s'est déjà remariée avec le frère du défunt, Claudius, devenu roi à son tour.
Hamlet, qui a déjà du mal à accepter la promptitude avec laquelle sa mère s'est fait passer la bague au doigt, est visité par le spectre de son père, qui lui apprend avoir été assassiné par Claudius. Il décide de le venger...

"Othello" :
Othello, surnommé "le Maure", est un noble au service de l'Etat de Venise. Il s'est marié à Desdémone, une belle jeune fille dont le père n'accepte pas cette union sous prétexte qu' Othello n'est pas de leur race. Mais les mariés sont sincèrement épris l'un de l'autre et passent outre...
Envoyé à Chypre afin d'y défendre l'île contre les Ottomans, il demande à ce que Desdémone l'accompagne, requête qui lui est accordée par le Doge de Venise.
A Chypre, son enseigne, Iago, homme ambitieux et peu scrupuleux, va manoeuvrer dans le but de s'élever à un poste plus gratifiant. Pour cela, il rend Othello fou de jalousie en lui faisant croire que Desdémone ne lui est pas fidèle...

"Macbeth" :
Macbeth, cousin du roi d'Ecosse, Duncan, et chef de son armée, s'illustre lors de la guerre contre la Norvège, et en est récompensé par l'attribution de titres de noblesse.
De retour de bataille, il rencontre trois sorcières qui lui font part d'une étrange prophétie en le qualifiant de futur roi. Impatient de voir cette prédiction se réaliser, et fortement influencé par l'ambition sans borne de sa femme, Lady Macbeth, il tue son cousin, le roi Duncan.


J'ai passé grâce à cette lecture un moment fort plaisant, emportée par le souffle tragique et la grandiloquence épique de ces textes dans lesquels les émotions sont exacerbées, les actes démesurés : on y tue presque comme on respire, les jalousies rendent aveugles les plus aimants des maris, la soif de pouvoir rend fou...
Les personnages, dans leur quête de grandeur, ou leur incapacité à maîtriser leurs passions, y vivent des destins hors du commun, sanglants, spectaculaires. On en vient ainsi à se souvenir que les pièces de théâtre sont avant tout écrites pour être jouées, dans le but notamment de divertir et d'émouvoir. But sans doute aisément atteint par ces trois textes lors de leurs représentations...
J'avoue un petit faible pour "Othello", dans la mesure où l'idée de mettre en scène un couple "mixte" me paraît, pour l'époque (rappelons que ces œuvres ont été écrites fin XVIème/début XVIIème siècle) agréablement surprenante et osée.
Mais j'ai aussi beaucoup apprécié "Hamlet" pour l'humour et la dérision dont y fait preuve l'auteur par l'intermédiaire de son personnage principal.

Commentaires

  1. J'ai eu la même démarche que toi il y a un an ou deux...Hamlet, Othello, Macbeth mais jamais lu Roméo et Juliette - j'ai l'impression de connaitre l'histoire par coeur...

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  2. Salut Gridou,

    C'est vrai que l'histoire de Roméo et Juliette est sans doute la plus connue de toutes les oeuvres de Shakespeare...
    Mais bien qu'il n'y ait pas vraiment d'effet de surprise, j'en ai gardé le souvenir d'une lecture agréable.

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