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C'est -enfin- mon tour !

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 A l'heure où vous lirez ces mots, je serai sur la route des vacances, en quête de calme et de verdure (pour la fraîcheur c'est raté, si je me fie aux prévisions météo). Ne concevant pas les vacances sans déconnexion totale, le blog est en pause jusqu'à fin août . Un billet est néanmoins programmé pour le 15, dans le cadre de ma participation aux Escapades Européennes de Cléanthe .  Vous pouvez laisser des commentaires, mais sachez que je ne pourrai les valider et y répondre qu'à mon retour. N'oubliez pas que vous pouvez aussi participer aux Pastiches d'août jusqu'à la fin du mois : vos réponses sont à envoyer à Athalie ou à moi-même, par mail ou via le formulaire de contact du blog. Nous comptons à date sept participations, n'hésitez pas à les enrichir, même en ne répondant que partiellement. Passez un beau mois d'août, et à très bientôt !

"Sauvagines" - Gabrielle Filteau-Chiba

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 Tu sais que tu souffres de solitude quand tu souhaites bonne nuit à un chien qui dort déjà et que tu souris à ta poêle en fonte." Après Anouk, l’héroïne de " Encabanée ", ce deuxième volet de la trilogie de "La forêt du Kamouraska" nous fait rencontrer Raphaëlle, qui en début de récit lie son existence à celle de Coyotte, jeune chienne qu’elle récupère dans un élevage de huskys où ses yeux marron la condamnaient à l’euthanasie. C’est d’ailleurs ce qui l’a fait choisir par sa nouvelle maîtresse, dont le physique de métisse -preuve d’une trahison maternelle ou legs d’une aïeule inuite ? - jurait au sein d’une famille de Blancs aux yeux bleus qu’elle a reniée en même temps qu’elle a tourné le dos à une société mesquine, violente envers les plus faibles et dédiée au consumérisme, dans laquelle elle ne se sentait pas à sa place. Elle vit dorénavant, du moins à la belle saison, dans une roulotte stationnée dans le Haut-Pays de Kamouraska, là où naissent les Appala...

Sous les pavés les pages IV - Mises en bouche (Pastiches, 3e) !

Bonjour à toutes et à tous ! Voici le troisième série de pastiches concoctés pour vous faire patienter en attendant le grand retour de Sous les pavés, les pages . Pour rappel, il s'agit de retrouver les auteurs qui auraient pu écrire ces trois visions de la ville, et ainsi de gagner des points bonus pour notre activité urbaine de septembre. Vous pouvez déjà nous envoyer, à Athalie et/ou moi, vos propositions par mail (pour ceux qui ont nos adresses) ou via le formulaire de contact de nos blogs respectifs. On vous laisse cette fois, vacances obligent, jusqu'à la fin du mois d'août pour nous transmettre vos réponses, ce qui vous laisse le temps de plancher sur ces pastiche peut-être un peu plus difficile que les précédents... 1/ "En la ville bruissante et paillarde, chascun courrait à ses affaires, braillant et beuvant sans vergogne. Les rues étaient grasses d'odeurs de tripes et les ventres plus pleins que des bourses." 2/ "La ville exhalait une langueur ...

"La saga des émigrants – Tome V : Au terme du voyage" - Vilhelm Moberg

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"Dans la jeune République d'Amérique du Nord, il se passait plus de choses et il intervenait plus de changements en l'espace d'une année que dans le Royaume de Suède en cent ans." Episodes précédents : La saga des émigrants, tomes I & II : Au pays & La traversée La saga des émigrants, tome III : La terre bénie La saga des émigrants, tome IV : Les pionniers du Minnesota C’est leur septième noël dans le Nouveau Monde, et les Nilsa le passent dans leur nouvelle maison, plus grande et plus confortable que la précédente, où ils n’ont plus à craindre les hivers mortels du Minnesota. Soixante mille nouveaux émigrants sont arrivés entre 1955 et 1856 dans ce qui deviendra deux ans plus tard le trente-deuxième des Etats-Unis d’Amérique. La colonie suédoise s’est elle aussi accru, dispose dorénavant d’une église digne de ce nom, et même d’une petite ville. La région suit peu à peu les mutations qui transforment le pays, en pleine extension et entré dans l’ère de ...

"La ville" - William Faulkner

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"Tous ici nous avons acheté des Snopes, bon gré mal gré (…)" Après s’être attaqué au hameau de Frenchman’s Bend , les Snopes partent à l’assaut de Jefferson, bourgade de trois mille âmes du comté de Yoknapatawpha. A leur tête, mais toujours à sa manière discrète -ou vicieuse-, on retrouve Flem Snopes et son indéboulonnable nœud papillon, qui après avoir roulé son beau-père Will Varner, s’est installé avec sa femme Eula -dont la sensualité débordante affriole toute la population mâle de Jefferson- et leur fille Linda (dont il n’est pas le père, ce que seule la principale intéressée ignore), dans une petite maison aux abords de la ville. En l’espace de deux ans, ce paysan qui n’avait probablement jamais vu d’usine électrique a pris la direction de celle qui alimente Jefferson. Et ce n’est qu’un début… Il poursuit son ascension avec ruse et ténacité. En douce, sans rendre de compte à personne. Mais s’il était jusqu’à présent essentiellement guidé par sa cupidité, c’est à a...

Sous les pavés, les pages 2026 - Résultat des Pastiches de juillet !

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Les auteurs pastichés étaient : 1/ "Les beaux quartiers eux-mêmes, aussitôt après le crépuscule, ils quittaient leur veston compassé, ils passaient des nippes de canailles... et froutt !... les voilà... ils devenaient tout de suite tout poissards, absolument méconnaissables... je me laissais caramboler dans leurs avenues soudainement enfaunées, bruissantes d'accents qui trainaillent... Merde ! Je m'y suis bien refait les arpions !" > Louis-Ferdinand Céline 2/ "Tentative d'épuisement d'une rue : deux vélo, dont l'un sans chaine et l'autre dont le guidon est chromé. Deux cafés, l'un plein, l'autre, presque. Trois feux rouges, un respecté par erreur. Un pigeon hésite puis décide de ne rien faire." > Georges Perec 3/ "La ville avait une odeur de tabac froid, les pavés luisaient à peine. On marchait dans un brouillard collant d'odeur de poissons. Près du quai, les hommes déchargeaient sans parler. Un autre, immobile, la pip...

"Encabanée" - Gabrielle Filteau-Chiba

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"J’ai filé en douce." Elle a fui la vie citadine, sa végétation domptée et son eau mise en bouteille, sa mesquinerie et sa violence, le ravalement de tout à d’uniques considérations matérielles, les injonctions toxiques faites aux femmes… Terrorisée par l’acharnement de l’homme à tout dévaster, dégoutée par la folie des grandeurs des temps modernes, par l’extinction d’un bonheur que l’on croit atteindre en satisfaisant des besoins qui n’en sont pas, elle a troqué ses appareils contre des livres, son emploi à temps plein contre une pile de pages blanches, en espérant réaliser son rêve de toujours : vivre de sa plume au fond des bois. Exilée dans une cabane exiguë, sans eau ni électricité, elle tente de recommencer sa vie, en quête de solitude et de simplicité totales. Anouk s’est donc installée dans la région de Kamouraska, au bord d’un affluent du fleuve Saint-Laurent. On est en plein hiver, les températures descendent fréquemment jusqu’à moins 40°c. L’essentiel de sa rou...