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"La saga des émigrants – Tome III : La terre bénie" - Vilhelm Moberg
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"Mais celui qui n’était pas capable de prospérer dans ce pays, sur ce sol fertile et au sein de cette liberté, n’était pas bon à grand-chose sur cette terre." Nous avons laissé à la fin du tome II nos émigrants prêts à débarquer en Amérique après une traversée aussi interminable que douloureuse, qui a scellé le caractère définitif de leur exil. C’est à New York que les Nilsa et leurs compagnons foulent enfin le sol de ce Nouveau Monde dont ils attendent tant, comme les deux tiers de ceux qui constitueront la plus grande migration de l’histoire mondiale, ces "millions d’audacieux qui vont transformer les Etats-Unis d’Amérique du Nord" décidés à faire table rase du passé. Du côté des Nilsa, Karl Oskar est préoccupé par le retard pris au cours de leur voyage, qui n’est pas terminé : la fin du mois de juin arrive, et il craint de ne pas trouver à temps une terre à exploiter ; Kristina débarque en milieu de grossesse, enceinte d’un cinquième enfant conçu dans l’An...
"Le mystère de la chambre jaune" - Gaston Leroux
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"- Il y a quelque chose (…), qui est beaucoup plus grave que le fait de brutaliser la logique, c'est cette disposition d'esprit propre à certains policiers qui leur fait, en toute bonne foi, plier en douceur cette logique aux nécessités de leurs conceptions." Le narrateur, Sinclair, est avocat, et l’ami de Joseph Rouletabille, qui doit ce surnom à "sa tête ronde comme un boulet". Ce dernier est au cœur du récit qui, en relatant l’une des plus extraordinaires énigmes qu’il a élucidée, met en avant sa sagacité et son sens du raisonnement. L’affaire, qui fit couler beaucoup d’encre, s’est déroulée quinze ans auparavant. Elle fut résolue lors d'un procès en cours d'assises, grâce à l'intervention du susnommé Rouletabille, alors âgé de dix-huit ans et petit reporter dans un journal. Ce dernier avait alors dissimulé, pour des raisons devenues caduques, certaines vérités de l’affaire, qu’il est dorénavant possible de révéler. Retour en octobre 1892,...
Petite pause...
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Le blog sera en pause à partir de demain, pour de petites vacances avant les grandes d'août. Je serai dans le thème de la première étape des nouvelles Escapades européennes , puisque je pars sur une île... Cléanthe a d'ailleurs publié hier un article très complet et très inspirant pour ceux qui seraient en panne d'idée(s) pour la première étape du 15 juin. Un billet est tout de même programmé pour lundi, correspondant à ma participation aux " Classiques fantastiques " de Moka. Les commentaires postés à sa suite devront attendre mon retour, le week-end prochain, pour être validés et enrichis d'une réponse. A très vite...
"La bête et sa cage" - David Goudreault
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"La société est pleine de préjugés face aux enculés. On ne fait rien de mal pourtant. Ce sont les enculeurs qui se salissent les mains, entre autres." Ce titre est le deuxième volet de la "trilogie de la bête" qu’inaugure " La bête à sa mère ", mais il peut aussi se lire indépendamment. Le narrateur est en prison, condamné à une peine de seize ans pour meurtre. Avec deux cadavres à son actif, il se considère comme un tueur en série : il est encore jeune -la vingtaine-, et aura sûrement des opportunités de compléter sa collection... Incarcéré dans un quartier de protection pour détenus souffrant comme lui de troubles mentaux, il écrit, sur les conseils de son avocat, le récit de son quotidien. Un quotidien notamment marqué par les séances de sodomie qu’il subit de la part d’un colosse surnommé Papillon, " résultat de l’accouplement entre un chef viking et un forgeron ostrogoth ", et bras droit du chef d’un des clans qui se sont naturellemen...
"Fort Alamo" - Fabrice Caro
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"Sartre avait en partie raison, il n’avait simplement pas pu aller au bout de son raisonnement : l’enfer c’est les autres avec du réseau." Le narrateur est de ces personnages que Fabrice Caro aime visiblement mettre en scène, un homme souvent dépassé par les événements, décalé dans une société de logiques comptables auxquelles il est complètement étranger. Un individu sentimental et discret, du genre à s’excuser quand on le bouscule, dénué de tout sens de la répartie, dont l’apparente passivité donne l’image d’un doux rêveur. Ce qui ne l’empêche pas parfois de bouillir, sous ses airs d’insignifiant gentil. Au moment où nous faisons sa connaissance, il est d’ailleurs très irrité (mais, comme à son habitude, le dissimule) par un malotru qui le double à la caisse d’une grande surface, avant de faire un malaise devant la sortie du magasin, provoquant l’agitation des personnes présentes, sauf de notre héros, d’ailleurs a posteriori très perturbé par son inaction. Lorsque cet événe...
"Nourrices" - Séverine Cressan
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"C’est leurs bonshommes qui décident ça. Une femme qui allaite peut pas coucher avec son mari, sinon, ça fait tourner son lait. Et il n’a pas envie d’attendre. Il va quand même pas laisser un mioche prendre sa place !" J’ai d’abord eu quelques craintes, le roman s’ouvrant sur une scène étrange, quasi surnaturelle. L’héroïne, réveillée et comme appelée, en pleine nuit, par les coups de bec frappés par un oiseau à sa fenêtre, se rend dans la forêt où elle se met à hululer, avant de trouver, couché dans une clairière avec un carnet en guise d’oreiller, un nouveau-né au regard intense… Cette héroïne, c’est Sylvaine, habitante d’un village dont on ne connaitra ni le nom ni la localisation, en un temps lui aussi indéterminé, mais que l’on suppose être le XIXème siècle. Mère d’un petit garçon, elle s’est faite nourrice, emploi alors fréquent pour les femmes des campagnes à qui il permet d’améliorer un quotidien difficile. Avec d’autres, elle a ainsi fait le voyage à la ville dan...
"La saga des émigrants" – Tomes I & II : "Au pays" et "La traversée" - Vilhelm Moberg
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" (…) quiconque prétendait que les hommes étaient égaux et devaient mettre leurs biens en commun n’avait rien de bon à attendre de la vie." "La saga des émigrants", série romanesque, déploie le destin de paysans suédois qui émigrèrent, au milieu du XIXème siècle, vers les Etats-Unis d’Amérique. Originellement parue en quatre romans, elle est scindée, dans sa traduction française au format poche, en cinq volumes. Le premier, "Au pays", met en place la galerie de personnages que nous allons suivre tout au long de la saga -du moins je le suppose-, et expose les conditions et les motivations à l’origine de leur exode. L’intrigue gravite autour de la famille Nilsa, lignée de fermiers du Småland (région du sud-est suédois) comptant régulièrement parmi ses membres un homme au nez proéminent au point de le défigurer, cette caractéristique physique s’accompagnant d’un caractère bien trempé. Le dernier en date à avoir hérité de l’insigne tarin est Karl Oskar, ...