"Le clou" - Zhang Yueran
"J’aime bien avoir quelques mauvaises habitudes, ça me permet de ne pas trop me détester". C’est au départ un peu confus. On comprend bientôt lire un dialogue flottant, fait de l’alternance de longs monologues qui ne se répondent pas forcément, du moins dans un premier temps. Ces monologues sont déroulés par Li Jiaqi et Cheng Gong, deux anciens camarades d’école qui se retrouvent après des années d’éloignement et de silence, et qui vont, tout au long de leur nuit de retrouvailles, se livrer à une sorte de confession mutuelle. Leurs histoires, qu’ils ont longtemps gardées en eux, mêlent trois générations. Li Jiaqi est revenue à Nanyan quinze jours auparavant, pour assister l’agonie de son grand-père Li Jisheng, grand académicien et en son temps cardiologue le plus réputé de Chine. Elle s’est éloignée de sa famille, menant une vie nomade, devenue experte dans l’art de faire disparaitre toute trace de son passage en un temps record. La manière dont elle évoque avec le recul ses ...