"Le voyage de Hilary Byrd" – Carys Davies
"L’opinion de Jamshed, c’était que Mr Byrd ressemblait à un scarabée. Un scarabée sur le dos, agitant en tous sens ses bras et ses jambes, se balançant d’un côté, puis de l’autre pour tenter de se remettre à l’endroit." Hilary Byrd est décalé. Décalé par rapport à son époque, et sans doute l’était-il aussi dans la petite ville du Royaume-Uni qu’il a quittée pour une ancienne station britannique du sud de l’Inde. On s’étonne d’ailleurs de cet exil volontaire, en constatant sa naïveté, son absence d’aisance dans les relations sociales, sa détestation des conflits et de toute complication. Mais l’on comprend, grâce aux longues lettres qu’il écrit à sa sœur Wyn -qui s’est toujours occupée pour lui " de tous les désagréments "-, qu’affronter la modernité et l’incivilité croissante du monde occidental était devenu une trop grande source d’anxiété. Sa rencontre avec le Padre, dans le train à destination de Mettupalayan, a été une bénédiction. L’homme lui a proposé de loge...