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Affichage des articles associés au libellé Anglo-saxon

"Le voyage de Hilary Byrd" – Carys Davies

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"L’opinion de Jamshed, c’était que Mr Byrd ressemblait à un scarabée. Un scarabée sur le dos, agitant en tous sens ses bras et ses jambes, se balançant d’un côté, puis de l’autre pour tenter de se remettre à l’endroit." Hilary Byrd est décalé. Décalé par rapport à son époque, et sans doute l’était-il aussi dans la petite ville du Royaume-Uni qu’il a quittée pour une ancienne station britannique du sud de l’Inde. On s’étonne d’ailleurs de cet exil volontaire, en constatant sa naïveté, son absence d’aisance dans les relations sociales, sa détestation des conflits et de toute complication. Mais l’on comprend, grâce aux longues lettres qu’il écrit à sa sœur Wyn -qui s’est toujours occupée pour lui " de tous les désagréments "-, qu’affronter la modernité et l’incivilité croissante du monde occidental était devenu une trop grande source d’anxiété.  Sa rencontre avec le Padre, dans le train à destination de Mettupalayan, a été une bénédiction. L’homme lui a proposé de loge...

"Le temps qu’il fait à Middenshot" - Edgar Mittelholzer

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"Rien de plus fourbe que les gens calmes. Ils sont laids mais ça leur est égal." C’est la première fois que je lis un auteur originaire du Guyana. Ce fut une belle rencontre. Comme son titre l’indique, la météo a une très grande importance dans ce récit, divisé en trois parties dont chacune subit les assauts d’un épisode climatique -vent, brouillard, puis neige- dont les manifestations sont abondamment dépeintes, à renfort de métaphores aussi surprenantes qu’envoûtantes… "L'air froid sentait la feuille déchiquetée, l'arbre blessé, la plante violée par le vent." "Un soleil décoloré, semblable à une goutte d'huile de ricin coagulée, éclairait par moments le paysage convalescent." Middenshot est un petit village (fictif) d’Angleterre, l’auteur braquant sa focale sur le microcosme que constitue un de ses lieux-dits, Pine Tree. Le hameau compte deux maisons. Le maître de celle des Jarrow, Hubert, a subi dix-sept ans auparavant un accident qui l’a la...

"West" - Carys Davies

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"C’est comme une insatisfaction de petit garçon vis-à-vis de tout ce qu’ils ont, qui apparaît à l’approche de la quarantaine. Elle les amène à penser qu’ils méritent davantage que ce que la vie leur a réservé jusque-là." Ah, la mythique conquête de l'Ouest... Certains y partent dans l'espoir d'y trouver de l'or, d'autres pour y investir de nouveaux territoires. Et que va y chercher ce fou de Cyrus Bellman ?... Des animaux géants, dont l'éventuelle existence lui a été suggérée par un entrefilet de la gazette locale rapportant la découverte d'os monstrueux... Cyrus n'est ni naturaliste, ni biologiste. C'est un modeste agriculteur, qui élève seul sa fille Bess depuis la mort de sa femme Elsie. Mais depuis qu'il a lu cet article, dont il garde précieusement la coupure sur lui en permanence, il mûrit un projet insensé. Pris de vertige à la pensée de tout ce qu'il ne connait pas, il lui est impossible de rester chez lui... Comme...

"L'équilibre du monde" - Rohinton Mistry

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"Maintenant je préfère croire que Dieu est un géant qui fabriquait un patchwork. Avec une infinité de motif. Et le patchwork a tellement grandi qu'on ne peut plus discerner le modèle ; les carrés, les triangles et les rectangles ne s’emboîtent plus les unes dans les autres, tout ça n'a plus de sens. Alors Il a abandonné." Ouvrir "L'équilibre du monde", c'est s'apprêter à faire un long voyage, à ouvrir une parenthèse dépaysante, non pas tant parce qu'il se déroule dans un pays lointain, que parce la densité et la richesse de l'intrigue, la minutie avec laquelle sont dépeints les personnages et leurs interactions, la vitalité qui porte l'ensemble, nous plongent de manière très prégnante dans le quotidien de ses héros. Inde, années 70. Dina Dalal, jeune élève douée, s'est vue contrainte d'interrompre ses études après la mort de ses parents. Alors recueillie par son frère et sa belle-sœur, elle n'a pu concilier la ...

"Voyage dans les ténèbres" - Jean Rhys

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Perdue au cœur de la forêt urbaine... Quand, pour Joseph Conrad, les ténèbres se tapissent au cœur de la forêt africaine , elles se matérialisent pour Jean Rhys dans la grisaille des rues de Londres. Comme dans " La prisonnière des Sargasses ", nous suivons tout au long de ce "Voyage dans les ténèbres" une jeune femme en perdition. Après la mort de son père, Anna est emmenée par sa belle-mère en Angleterre, après avoir toujours vécu aux Antilles, où elle est née. Alors âgée de dix-huit ans, elle doit pourvoir à ses propres besoins. Pour cela, elle intègre comme figurante une médiocre troupe de théâtre, dont les cachets lui permettent à grand peine de loger dans des pensions sordides. Pour pallier l'irrégularité de ses revenus, elle se lie parfois à des hommes, avec lesquels elle entretient des relations plus ou moins longues, au gré des desiderata de ces messieurs... Elle mène ainsi une existence morne et sans perspectives, plombée par un environnement ...

"La prisonnière des Sargasses" - Jean Rhys

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Torpeur caribéenne... C'est une histoire d'ombres et de lumière, de ténèbres et de couleurs, dans laquelle la luxuriance d'un environnement naturel aux teintes éclatantes, aux senteurs écœurantes, au soleil triomphant, s'oppose à la noirceur des âmes, au gouffre obscur de la démence. C'est une histoire de haines longuement muries, de rancœurs silencieuses, où les occasions de prendre le dessus sur ceux qui vous ont opprimés dégénèrent en flambées de violence. C'est une histoire de malheurs, dans laquelle les individus subissent leurs destins, et s'en vengent sur leurs proches. Jamaïque, années 1830. Antoinette Cosway est une créole blanche. Elle vit au domaine de Coulibri avec sa mère, qui depuis qu'elle est veuve, n'a plus de vie publique ni de goût à l'existence, et son frère, attardé mental. Antoinette est souvent seule, et compense l'indifférence maternelle par la relation affectueuse qui la lie à Christophine, une vieille femme n...