"La bête et sa cage" - David Goudreault
"La société est pleine de préjugés face aux enculés. On ne fait rien de mal pourtant. Ce sont les enculeurs qui se salissent les mains, entre autres." Ce titre est le deuxième volet de la "trilogie de la bête" qu’inaugure " La bête à sa mère ", mais il peut aussi se lire indépendamment. Le narrateur est en prison, condamné à une peine de seize ans pour meurtre. Avec deux cadavres à son actif, il se considère comme un tueur en série : il est encore jeune -la vingtaine-, et aura sûrement des opportunités de compléter sa collection... Incarcéré dans un quartier de protection pour détenus souffrant comme lui de troubles mentaux, il écrit, sur les conseils de son avocat, le récit de son quotidien. Un quotidien notamment marqué par les séances de sodomie qu’il subit de la part d’un colosse surnommé Papillon, " résultat de l’accouplement entre un chef viking et un forgeron ostrogoth ", et bras droit du chef d’un des clans qui se sont naturellemen...