"Le livre des souterrains" - Phoebe Hadjimarkos-Clarke
"L’abjection gueusarde était sans doute mon plus bel atour." C’est un livre fait d’enchâssements. Il débute par l’avant-propos d’une certaine Gabrielle Camara, historienne de l’art, qui présente le texte à venir, transcription du journal que l’artiste Marie Marzouk a rédigé au cours des dernières semaines précédant sa mystérieuse disparition, survenue le 30 juillet 2030, à l’occasion d’une performance réalisée pendant le festival de Glücksheim. Le journal, retrouvé dans la chambre d’hôtel où logeait Marie, donne à voir selon Gabrielle les préliminaires (inconscients) à la création artistique, ce qui se joue dans le corps et l’intimité de l’artiste pour donner naissance, presque à son insu, à l’œuvre. Il débute au moment où Marie accepte l’invitation au festival, sans trop savoir pourquoi. Elle manque d’inspiration, a délaissé depuis longtemps les performances, et est entièrement focalisée sur son nouveau passe-temps : voler sous terre. Il s’agit, plus prosaïquement, de ...