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Affichage des articles associés au libellé Guerre de Sécession

"La poudre et la cendre" - Taylor Brown

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" Il savait qu’ils avaient consacré leur vie à devenir les plus grands tueurs de Yankees du pays et qu’il n’existait que deux choses susceptibles d’assouvir leurs appétits : le sang et l’argent. Il n’avait pas l’argent." 1864, Caroline du Nord. Callum, quinze ans, jeune orphelin ayant connu la maison de correction puis la rude vie de voleur de chevaux, est sauvé d’un naufrage par le vieux Swinney. Ce dernier le prend sous son aile, l’embarquant avec lui dans la bande du Colonel, majoritairement constituée de brutes sudistes, et qui profite du chaos de la guerre dans laquelle le pays est plongé depuis trois ans pour se livrer à diverses exactions. Lors d’une de leurs expéditions, Callum sauve une jeune femme du viol collectif que certains de ses camarades s’apprêtaient à lui faire subir. Ava a dix-sept ans, elle est seule depuis l’engagement de son frère et de son père dans la milice, qui n’en sont jamais revenus. Contraints de prendre la fuite suite à l’assassinat du Colonel,...

"Autant en emporte le vent" - Tome I – Margaret Mitchell

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"- Quel homme arrogant, n'est-ce pas ? observa-t-il en suivant des yeux Butler. Il me fait penser à un des Borgia. Scarlett réfléchit à toute vitesse mais ne parvint pas à se souvenir d'une famille dans le comté ou à Atlanta ou à Savannah portant ce nom." Encore un de ces titres dont on a tellement entendu parler qu’on a l’impression de l’avoir lu, impression confortée par les souvenirs de sa non moins (voire plus ?) célèbre adaptation filmique. Que me restait-il de cette dernière, vue il y a une bonne quarantaine d’années ? En vrac, la dimension mythique et le caractère houleux du couple O’Hara-Butler, des images d’Atlanta en feu, l’attitude choquante des sudistes vis-à-vis de l’esclavage et des noirs… Tout cela y est bien, oui… Nous sommes donc dans le nord de la Géorgie, au début des années 1860. Sa terre rouge est paraît-il la meilleure au monde pour cultiver le coton, ce dont profitent abondamment les planteurs qui y sont installées, pour la plupart depuis plusie...

"Neverhome" - Laird Hunt

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"Que tout disparait vite, dans l'univers, les corps eux-mêmes, mais, avec le temps, leur souvenir aussi ; telle est la nature de toutes choses sensibles et en particulier celles qui attirent par l'appât du plaisir, terrorisent par la douleur ou sont vantées au loin par les mirages de la réputation." Guerre de Sécession. Parce qu’elle était la plus forte et la plus aventureuse du couple, c’est Constance qui est partie combattre dans les rangs nordistes, laissant son doux Bartholomew s’occuper de leur ferme.  Coupant ses cheveux, bandant sa poitrine, elle est devenue le soldat Ash Thompson. Elle qui n’avait jamais écrit à personne envoie de longues lettres à son époux, qui témoignent de l’amour, de la complicité et du respect qui cimentent leur union. Elle y raconte la vie qu’elle mène au front, passant facilement pour un homme aux yeux de camarades qu’elle égale en dextérité et en endurance. Capable comme eux de construire des ponts, de monter des parapets ou de couper...

"Des jours sans fin" - Sebastian Barry

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"On s’est senti plutôt fiers. Mais la fierté, c’est le petit-déjeuner des imbéciles." A treize ans, Thomas McNulty a fui son Irlande natale dévastée par la famine, laissant derrière lui les cadavres du reste de sa famille pour embarquer, direction l’Amérique, dans les soutes d’un navire pleines de déchus, de ruinés et d’affamés, dont beaucoup ont fini par-dessus bord. Il a atteint la cinquantaine lorsqu’il revient, sans complaisance ni jugement, sur les jours sans fin de sa vie  qui suivirent son arrivée dans le Nouveau Monde. Sa rencontre avec John Cole, un autre adolescent, fut alors l’un des événements les plus marquants -et les plus lumineux- de sa vie. Le physique androgyne des jeunes garçons -notamment celui de Thomas, joli comme une fille  - leur procure un emploi insolite à Daggsville. Habillés en femmes, ils servent de partenaires de danse aux hommes solitaires qui peuplent le saloon du bienveillant Mr Noone, tout ça dans la bienséance . Lorsqu’ils sont devenus trop ...

"Wilderness" - Lance Weller

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"Vraiment, j’peux pas en parler, parce qu’ils ont pas inventé les mots qu’on pourrait utiliser pour raconter ça fidèlement". 1965.  Jane Dao-ming Poole, vieille femme aveugle, finit ses jours en maison de retraite en évoquant pour elle-même le souvenir lointain de ses "deux pères", dont l’un ne le fut que deux jours durant… Nous partons alors à la rencontre d’Abel Truman, à la veille du XXème siècle. Cet homme vieillissant et malade vit depuis trente ans dans une cabane qui prend l’eau au bord du Pacifique, dos à la forêt, en compagnie d’un chien qui l’a rejoint dans sa solitude quatre ans auparavant. C’est un homme traumatisé, hanté par le souvenir des deux événements qui ont marqué sa vie. La mort de sa fille encore bébé puis celle de sa femme, rongée par la folie qu’occasionna cette perte, le jetèrent dans une errance désespérée, une période de mendicité où il se vautra dans l’alcool, à laquelle il mit fin en s’engageant dans les troupes confédérées, p...

"Incandescences" - Ron Rash

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"Mieux valait la solitude car elle ne permettait pas qu’existe un miroir à son propre chagrin." Je n'ai pu m'empêcher de comparer ce recueil à celui de Flannery O'Connor , lu quelques jours auparavant. En effet, comme dans "Les braves gens ne courent pas les rues", la plupart des nouvelles qui le composent, se situant au cœur des Appalaches, ont pour cadre un environnement rural. Et j'ai immédiatement perçu une différence de taille entre les deux ouvrages : Flannery O'Connor nous livre une vision pessimiste et féroce de l'humanité, quand Ron Rash, bien qu'étranger à toute complaisance, laisse affleurer dans ses textes toute la tendresse qu'il éprouve pour ses personnages souvent pathétiques. Les héros que mettent en scène ses textes représentent, chacun à sa manière, l'envers du rêve américain... Les quatre premiers textes évoquent les extrémités auxquelles en sont réduits ceux que les difficultés financières accule...

"Sartoris" - William Faulkner

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"(...) le suprême degré de la sagesse était d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit". Voilà un excellent titre pour pénétrer l'univers de Faulkner sans être rebuté par la complexité narrative qui rend la lecture de ses romans parfois difficile. Mississippi, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Bayard Sartoris, petit-fils du "vieux Bayard", rentre d'Europe, sans son frère jumeau John, dont l'avion a été abattu par les allemands. Il retrouve le domaine familial sis dans le comté de Yoknapatawpha (que l'on retrouvera, ainsi que certains de ses habitants, régulièrement dans l'œuvre de l'auteur), où cohabitent, hormis son aïeul, sa tante octogénaire l'inflexible et dévouée Miss Jenny, et la famille de domestiques noirs qui sert les Sartoris depuis des années. Les Sartoris constituent une légende dans ce coin du Sud. Fanfarons, orgueilleux, on prétend qu'aucun de...

"Les proies" - Thomas Cullinan

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Panier de crabes. Plantez le décor au sein d'un pensionnat de jeunes filles du sud des États-Unis dans les années 1870, en pleine guerre de Sécession. Introduisez-y un jeune soldat yankee, immobilisé car blessé... C'est Amelia, 13 ans, qui découvre, à l'occasion d'une de ses escapades dans les bois, le caporal McBurney. Oubliant la couleur de l'uniforme du jeune homme (le frère d'Amelia, qui combattait dans le camp adverse, a péri sur le champ de bataille), elle se prend de pitié pour lui, et amène le loup dans la bergerie. Ce que nous allons peu à peu découvrir, c'est que la dite bergerie n'est pas peuplée que d'innocentes brebis... En cette période fort mouvementée, le pensionnat n'abrite plus, y compris Amelia, sauvageonne animée d'un amour démesuré pour la nature, que cinq pensionnaires. Âgées de dix à seize ans, elles arborent des personnalités fort différentes. A la spontanéité et la malice de la toute jeune Marie s'oppose...

"Redemption Falls" - Joseph O'Connor

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Invitation à un sombre voyage . Ça commence avec l'image d'un femme qui marche. Elle marche tellement longtemps que c'est à peine croyable. Les kilomètres ont tant usé ses misérables souliers qu'au bout d'un moment, elle marche pieds nus. Elle est sale et maigre à faire peur, elle a faim, elle a froid, elle croise des hommes qui la malmène -bien sûr, c'est un euphémisme- mais elle est portée par une volonté farouche, elle ne s'arrête ni ne baisse la tête, elle ira jusqu'au bout de sa quête... Cette femme, c'est Eliza Duane Money. C'est d'ailleurs à peine une femme, elle n'a que dix-sept ans, mais elle est déjà terriblement endurcie contre les coups durs que sa condition lui fait inévitablement subir. Être une femme pauvre dans ce monde d'hommes, au lendemain de cette fratricide et sanglante guerre de Sécession, c'est être vouée à n'être presque rien, à subir la brutalité des désirs bestiaux, subir une domination masculin...