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Affichage des articles associés au libellé Egypte

"Le voleur et les chiens" - Naguib Mahfouz

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"... il arrive qu'une source de lumière s'encrasse de la façon la plus répugnante". Le voleur, c'est Saïd Mahrane, qui au début du roman sort de prison, où il vient de passer quatre ans. Les chiens, ce sont ceux qui l'ont trahi, entre autres Alliche, l'ex lieutenant qui a permis son arrestation en le dénonçant, et sa femme Nabawiyya, qui vit dorénavant avec son délateur. Mais la trahison la plus douloureuse est celle de Raouf Elouane, qui fut son mentor, lui inculquant cette vision du monde consistant à considérer le vol, lorsqu'il est perpétré par les plus pauvres, comme une justice nécessaire pour ces laissés-pour-compte d'une société à deux vitesses. Or, dorénavant journaliste reconnu, consensuel, Raouf est passé de l'autre côté de la barrière, bourgeois raisonnable et confit dans l'assurance de sa supériorité, reniant avec mépris ses anciens idéaux. Ce vil opportunisme, puis le rejet de sa petite fille, qui ne reconnait pas cet...

"La violence et la dérision" - Albert Cossery

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Trop "léger" ? Karim est un révolutionnaire repenti. Après avoir exprimé son sentiment de révolte par des actions parfois violentes, et l'avoir payé d'un séjour en prison, il a adopté une philosophie de vie qui le comble d'une joie permanente... considérer l'iniquité du monde et la bêtise de ceux qui le gouvernent à travers le prisme de leur irréductible absurdité, lui permet d'aborder l'existence avec un sens de la dérision qui le détache totalement des drames de l'existence. C'est son ami Heykal qui l'a initié à cette nouvelle façon de voir le monde.  Il faut dire que le dernier gouverneur en date donne de nombreuses occasions de se réjouir, tant sa suffisance et son despotisme révèlent l'ampleur de sa stupidité. Son principal credo est de débarrasser la ville de la mauvaise engeance qui atteint à sa respectabilité. La police pourchasse mendiants et prostitués, la paresse et la nonchalance sont jugés comme crimes contre la ...

"Mendiants et orgueilleux" - Albert Cossery

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Éloge de la misère. Avec "Mendiants et orgueilleux", Albert Cossery nous introduit dans une cour des miracles peuplée de personnages hauts en couleur, à la fois misérables et magnifiques. Gohar a laissé derrière lui son existence confortable de professeur d'histoire et de littérature pour vivre dans le dénuement le plus total, entre les murs d'une chambre minuscule d'un quartier populaire du Caire. Détaché de toute contingence matérielle, il est ravi de son choix, qui lui permet d'être enfin immergé dans ce qu'il considère comme la vraie vie, au contact d'individus souvent presque aussi démunis que lui, mais que leur énergie et leur joie de vivre rendent riches de trésors inquantifiables. Son unique rêve est désormais de partir vivre en Syrie, éden où il pourra s'adonner sans entrave à sa dépendance au haschich. En attendant, c'est le truculent Yéghen, pauvre diable d'une incroyable laideur, qui le pourvoit charitablement en cannabis...