"Shanghai, cinq heures quarante" - Ada Walter
"(….) Je suis un type qui gagne de l'argent pour ne l'offrir à personne, ce n'est pas ça qui me fait honte, (…) nos rituels sont ridicules, je n'arrive pas à m'enlever de la tête que nous régressons, que nous rapetissons, je ne le déplore pas particulièrement, peut être que, devant tant de médiocrité, je ne dois pas hésiter à occuper de l'espace encore quelques années, consommer de la matière que je digère et expulse." Cinq heures quarante est l’heure à laquelle le narrateur a atterri à l’aéroport de Hongqiao. Venu de Singapour, il doit alors joindre l’autre aéroport de Shanghai -Pudong-, où il prendra un vol pour Tokyo. Il y sera interrogé dans le cadre d’une enquête menée sur les activités illicites de la société qui l’emploie, ce qui ne semble pas l’affecter outre mesure. Il effectue ce trajet d’une soixantaine de kilomètres d’abord à l’arrière d’un taxi dont le chauffeur fume comme un pompier. Pour éviter que ce dernier l’assomme avec d’ineptes b...