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Affichage des articles associés au libellé Roumanie

"Solénoïde" - Mircea Cărtărescu

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"Car, en effet, la beauté est toujours la rencontre sur une table de dissection du parapluie et de la machine à coudre." Quelques faits ? Le narrateur enseigne le roumain dans un collège de la périphérie de Bucarest. Un humiliant échec -une critique aussi violente que moqueuse d’un de ses poèmes lu à un cercle d’étudiants- l’a des années plus tôt fait renoncer à son rêve de devenir écrivain.  Il a été marié mais vit dorénavant seul, bien qu’il entretienne une liaison avec sa collègue Irina, professeure de physique dont " les admirables yeux bleus compensent les airs de martyre ". Il vit dans une grande maison en forme de navire, située dans une rue où règne un éternel automne, peuplée de campements de tziganes, où aucune habitation n’est normale, une rue à l’entrée de laquelle la réalité s’arrête…. (Voilà, ça commence à dérailler… impossible d’évoquer des faits en occultant la manière dont ils sont tordus, amplifiés, par la lecture qu’en fait le narrateur). Son évic...

"Dernière nuit d'amour, première nuit de guerre" - Camil Petrescu

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"On ne devient intéressant en tant que spécimen de l'espèce humaine qui si on est tué en même temps que des dizaines de milliers d'autres". 1916. Le narrateur, Stefan Gheorghidiu, vingt-trois ans, a récemment été mobilisé suite à l'entrée en guerre tardive de la Roumanie. Obnubilé par l'obtention d'une permission qui lui permettra d'honorer un rendez-vous crucial, il se montre très insistant auprès de ses supérieurs... C'est Ela, sa femme, qu'il doit retrouver à Câmpulung, une ville voisine. En revenant sur leur tumultueuse union, il nous éclaire sur l'empressement anxieux avec lequel il attend cette rencontre. Les époux se sont connus étudiants, et mariés assez vite. A la suite d'une sordide histoire d'héritage, Stefan refusant de faire valoir ses droits par dégoût du conflit et des démarches, leurs rapports se refroidissent. Il est bientôt la proie d'une jalousie maladive, allumée à l'occasion d'un séjour à ...

"Une matinée perdue" - Gabriela Adameșteanu

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"- Saleté de bestioles ! Moi, c'est rien qu'avec de l'alcool à brûler que je leur y mets le holà, autrement bonjour l'invasion ! J'en glougloute dans tous les coins où je sais qu'elles aiment y faire leur nid..." Vica parcourt les rues de Bucarest en laissant dans son sillage une odeur mêlée de moisissure et de charbon à gaz. En cette froide matinée -comme la capitale roumaine en connaît tant-, la septuagénaire, recouverte de multiples couches de vêtements et de chiffons, se rend d'abord chez sa belle-sœur où elle ne trouve que son neveu Gelu, en profite pour boulotter un peu de pain et de fromage, puis chez Ivona, fille de la défunte Mme Ioaniu pour laquelle Vica a travaillé des décennies durant. Elle espère bien y récupérer, avec une semaine d'avance, les vingt-cinq lei de rente que s'est engagée à lui verser Ivona à la mort de sa mère. Le récit de ces deux visites entame et conclue l'intrigue, l'encadrant. Les souvenirs...

"Ni poète ni animal" - Irina Teodorescu

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"... ces gens cherchaient le cadavre de leurs rêves. Et exactement comme lors d'une battue, ils avaient à la fois le désir et aucune envie de le trouver". Carmen, la narratrice, est d'origine roumaine mais vit depuis longtemps à Paris où elle exerce le métier d’avocate.  La nouvelle, apprise dans les journaux, de la mort de son seul ami, grand poète roumain dont nous ne connaîtrons pas l'identité, est l'événement déclencheur à partir duquel elle invoque son passé, se focalisant sur l'année de ses dix ans, qui s'achèvera avec l'exécution du couple Ceaușescu. Elle mêle à ses souvenirs la transcription de K7 audio alors enregistrées par sa mère à l'attention d'une amie exilée aux Etats-Unis, que leur contenu passible d'être jugé subversif avait condamnées à être conservées par leur autrice, et les compte-rendus de consultations psychiatriques suivies par Dani, son effrayante grand-mère maternelle internée suite à une tentati...

"La croisade des enfants" - Florina Ilis

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"... l'innocence des enfants tient à la faiblesse de leurs membres non à leurs intentions". Quel projet ambitieux que ce roman de Florina Ilis, dont la densité et l'originalité formelles rivalisent avec celles de son contenu... L'écriture vous frappe d'emblée, vous accueillant un peu abruptement dans ce récit sans points -remplacés par des virgules-, qui fait se succéder sur un mode presque frénétique une multitude de points de vue dont on n'appréhende pas immédiatement les interactions. Nous sommes sur le quai de la gare de Clutz, en Roumanie, où deux trains sont en partance. Désigné comme "le train des enfants", le premier doit acheminer les élèves privilégiés d'un collège privé au bord de la mer, lieu de leur colonie de fin d'année. Le second rejoindra Bucarest. L'effervescence du départ instille au récit une sorte de bouillonnement qui ne le quittera pas. L'auteure commence à nous familiariser avec ses nombr...