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Affichage des articles associés au libellé Irlande

"Dans la maison de mon père" - Joseph O’Connor

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 "La connerie est un requin : elle survit à tout." Septembre 1943. Les forces allemandes occupent Rome, avec à leur tête le chef de la Gestapo Paul Hauptmann, qui très vite sème la terreur, depuis ses bureaux de la via Tasso transformés en lieu cauchemardesque de mort et de tortures, ou à travers les rues de la ville qu’il aime parcourir pour asseoir sa funeste réputation d’omniprésence et de cruauté, entretenue à coups d’iniques représailles. L’homme est intelligent mais tenace, et surtout entièrement dédié à sa mission, d’autant plus qu’Hitler l’a bientôt dans le collimateur, excédé par son incapacité à démanteler la filière d’évasion qui sévit dans la capitale italienne. Dans ce contexte, le Vatican, neutre et indépendant, constitue une enclave. Séparé du reste de la ville par une ligne blanche qu’il est interdit de franchir dans un sens ou dans l’autre, il accueille des diplomates, des réfugiés et des prisonniers alliés qui risquent parfois leur vie en tentant d’y tro...

"Les saisons de la nuit" - Colum McCann

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"Qu'est-ce que ça fait d'être vivant ? Ça me plairait, tu crois ?" C’est l’histoire de ceux qui bâtissent la ville, mais l’habitent en ses lieux les plus sordides, les plus rudimentaires, et en subissent la violence. C’est en 1916 que nous faisons la connaissance de Nathan Walker, qui travaille dans ses tréfonds, venu de sa Géorgie natale pour creuser le tunnel ferroviaire qui reliera, sous l’East River, l’île de Manhattan à Brooklyn. Là, sous le fleuve, entre ces forçats du limon qu’on appelle les "gadouilleux" et qui, travaillant sous air comprimé, sont quotidiennement soumis au risque de la maladie des caissons, règne la démocratie d’une obscurité qui occulte les couleurs de peau. La dureté du travail est par ailleurs la même pour tous, irlandais, Polacks, Ritals ou, comme Walker, noirs. A dix-neuf ans, c’est un grand gaillard athlétique qui impressionne par son aisance physique.  En plus de Walker, l’équipe compte Vanucci, un grand italien filiforme qui ...

"Apeirogon" - Colum McCann

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"Quand on est sur la corde raide... on regarde au loin. Pas en bas." On y apprend ce qu’est un apeirogon (je ne suis pas sûre d’avoir compris, j’ai toujours eu du mal avec la géométrie), et ce qui définit les nombres amicaux. Que le bois d’olivier se conserve même dans l’eau, ou comment les dolines de la mer Morte peuvent engloutir des bâtiments et des portions de routes. Il y est beaucoup question d’oiseaux, notamment des migrateurs, mais aussi des ortolans qui ont constitué le dernier repas de François Mitterrand. Récurrentes aussi, les données balistiques, l’histoire des armes et de leur utilisation, de la fronde aux drones, en passant par le shrapnel ou le M-16. La guerre y est ainsi omniprésente, et avec elle cette éternelle propension qui semble pousser les hommes à la mener, l’inventivité -voire l’imagination délirante- avec laquelle ils ont conçu, à travers les siècles, les moyens de tuer et de torturer leurs semblables. Mais ce n’est pourtant pas sur cela que Colum M...

"L’audacieux monsieur Swift" - John Boyne

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"J'ai connu beaucoup de putes dans ma vie (...). Mais vous, monsieur Swift, vous êtes une insulte à la profession." On a donc là un monsieur Swift, Maurice pour les intimes, qui lorsqu’on fait sa connaissance, occupe un modeste emploi de serveur dans un restaurant berlinois. Il est jeune, et très beau, détail qu’a tôt fait de relever Erich Ackerman, écrivain allemand et sexagénaire qui vient d’obtenir avec son sixième roman un succès tardif, couronné par un prestigieux prix littéraire. Il faut aussi et surtout dire de Maurice Swift qu’il est très ambitieux. Sa vie est tournée vers deux grands objectifs : devenir un écrivain célèbre et être père. Se rapprocher d’Ackerman, dévoré de désir pour le jeune homme, est facile. Maurice lui confie d’emblée ses ambitions littéraires, et devient son assistant, le temps d’une tournée de promotion internationale. Le temps aussi d’extorquer à son mentor son secret le plus inavouable, et d’en faire une œuvre de fiction se réclamant publi...

"Des jours sans fin" - Sebastian Barry

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"On s’est senti plutôt fiers. Mais la fierté, c’est le petit-déjeuner des imbéciles." A treize ans, Thomas McNulty a fui son Irlande natale dévastée par la famine, laissant derrière lui les cadavres du reste de sa famille pour embarquer, direction l’Amérique, dans les soutes d’un navire pleines de déchus, de ruinés et d’affamés, dont beaucoup ont fini par-dessus bord. Il a atteint la cinquantaine lorsqu’il revient, sans complaisance ni jugement, sur les jours sans fin de sa vie  qui suivirent son arrivée dans le Nouveau Monde. Sa rencontre avec John Cole, un autre adolescent, fut alors l’un des événements les plus marquants -et les plus lumineux- de sa vie. Le physique androgyne des jeunes garçons -notamment celui de Thomas, joli comme une fille  - leur procure un emploi insolite à Daggsville. Habillés en femmes, ils servent de partenaires de danse aux hommes solitaires qui peuplent le saloon du bienveillant Mr Noone, tout ça dans la bienséance . Lorsqu’ils sont devenus trop ...

"Toute une vie et un soir" - Anne Griffin

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"C'est ce qu'elle provoquait en moi : le bonheur d'être en vie." Maurice Hannigan est parvenu au soir de sa vie. Installé au bar du Rainsford House Hotel, l’octogénaire a un projet que l’on devine assez vite, puisqu’il n’en fait pas vraiment mystère. Il a vendu son exploitation agricole, fermé sa maison, vendu une partie de ses possessions matérielles, et casé le reste dans des cartons. Il a dans ses poches quelques souvenirs qui lui sont chers, et la clé d’une chambre d’hôtel. S’adressant in petto à son fils Kevin, qui vit aux Etats-Unis, il porte en son imaginaire compagnie un toast à cinq personnes qui ont marqué sa vie : Tony, le frère aîné tant admiré qui l’a toujours soutenu, Molly, la petite fille qu’il a failli avoir, Noreen, sa belle-sœur pas comme les autres, Kevin et enfin Sadie, son épouse morte deux ans auparavant, sans laquelle la vie n’a plus de sens. C’est ainsi toute son existence qu’il retrace, celle d’un gamin d’origine modeste, qui a quitté tr...

"Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe" - Donal Ryan

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"Hé, Dieu, tu as oublié de donner une justification à l’existence de Johnsey Cunliffe, il est là en bas en train de se gratter les fesses comme un nigaud, à chercher une raison valable pour ne pas se supprimer". Après l’intrigue tourbillonnante et polyphonique de son premier roman " Le cœur qui tourne ", Donal Ryan nous livre avec ce deuxième titre un récit à la structure plus linéaire, centré sur un personnage, et égrenant ses chapitres au rythme des douze mois de l’année. Une année pour suivre Johnsey Cunliffe, et les épisodes successifs de sa triste épopée. Johnsey est un esprit simple, le genre d’individu que certains désigneraient sans doute comme l’idiot du village. Certains comme Eugene Penrose et sa bande, pourtant pas des lumières non plus, du genre bêtes et méchants, qui traînent leurs guêtres de chômeurs sur le muret du monument aux morts de la bourgade, en attente d’une victime facile à brimer, voire à tabasser.  Johnsey lui, est un gentil, qui à vingt-q...

"Dans la baie fauve" - Sara Baume

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"Ma tristesse à moi n'est pas un parti pris, mais quelque chose coincé entre les murs de ma chair, comme un brouillard sale. Elle ternit tout. Elle roule le monde dans la suie. Elle vide mes membres de leur force et me voûte le dos." C'est l'histoire de la rencontre entre deux êtres en marge du monde, qui unissent leurs solitudes. Le premier est un chien, un ratier qu'une mauvaise rencontre avec un blaireau a laissé borgne -d'où son patronyme, One Eye- et la gueule déformée, un animal peu enclin à la compagnie, prompt à mordre aussi bien ses congénères que les êtres humains. Ray, le second, s'estime à cinquante-sept ans " trop vieux pour prendre un nouveau départ, trop jeune pour baisser les bras ". Son allure n'a rien à envier à celle du quadrupède : " mal fagoté, la barbe mitée, les traits passés au rouleau compresseur, le poil pareil à de la limaille de fer, clopinant sur mes pieds de cul-terreux et mes jambes mal prop...

"Smile" - Roddy Doyle

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"Je me sens si loin". " Et la fin est sidérante ."  La livrophage " Et quelle fin ! Je n’en dirai pas plus, évidemment, si ce n’est que je ne m’y attendais pas et que je l’ai vécue comme un uppercut bien visé. Et que j’ai encore du mal à me relever ."  Nyctalopes " Il serait impardonnable d’en dire plus, mais allez-y, lisez tranquillement, profitez de cette description de l’Irlande, puis prenez-vous la claque finale ."  Actu du noir ... Voilà ce qui m'a décidée à me précipiter vers la librairie la plus proche, et à contrevenir à mon habituelle patience vis-à-vis d'une rentrée littéraire que j'observe de loin, attendant sagement les sorties poche des titres alors notés. Bon, autant régler tout de suite mes comptes avec cette fin qu'il me tardait tant d'atteindre, à propos de laquelle j'ai échafaudé tellement d'hypothèses incroyables -voire carrément tordues- que, bien que ne l'ayant pas précisémen...

"Génération" - Paula McGrath

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Un goût de "trop peu". Paula McGrath nous invite à un voyage à travers le temps, de 1958 à 2027, ponctué d'étapes à l'occasion desquelles elle nous présente des hommes et des femmes que nous accompagnons à un moment de leur destin. Le premier homme que nous rencontrons est un immigré irlandais anonyme, qui s'apprête à descendre dans une mine de charbon canadienne, espérant y gagner l'argent qui lui permettra d'acheter une ferme dans son pays natal.  Un bond de quatre décennies nous amène ensuite aux côtés de Joe, d'Áine et de Daisy, sa fille de cinq ans. Récemment divorcée, Áine réalise que la banalité de sa vie ne la satisfait plus, elle éprouve un manque dont elle peine à identifier la véritable nature. C'est dans cet état d'esprit, à la fois aventureux et quelque peu désorienté, qu'elle quitte pour quelques semaines l'Irlande, sa fille et ses collègues de bureau, pour "wwoofer" dans une ferme biologique de l'...

"Eureka Street" - Robert McLiam Wilson

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"Le chemin qui mène à la sympathie ou à l'empathie n'est pas de tout repos, mais c'est le seul que nous ayons." Belfast, années 90. Jake, le narrateur, traverse une mauvaise passe : il pleure Sarah, son amour parti, et travaille avec un dégoût croissant dans la "récupération" pour une société de recouvrement véreuse -c'est-à-dire qu'il prélève à leur domicile les biens de pauvres bougres incapables d'honorer leurs crédits-, entretient une relation conflictuelle avec son chat... heureusement, il y a les week-ends passés en virées dans les bars avec sa bande de copains, s'enfilant pinte sur pinte jusqu'à plus soif... Parmi ces compères, Chuckie, l'unique protestant du groupe, qui revendique deux passions. La première, héréditaire, pour la célébrité (avec comme point culminant la fois où il est parvenu à se faire prendre en photo à proximité du pape), et la seconde pour l'argent. Il ne pense en effet qu'à s'e...

"Inishowen" - Joseph O'Connor

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Une petite faiblesse dans la dernière ligne droite... Et voilà, une fois de plus la magie O'Connor a opéré, presque jusqu'au bout (vous connaîtrez les raisons du "presque" à la fin de ce billet), avec ce roman qui traînait depuis des lustres dans ma PAL, je me demande bien pourquoi d'ailleurs, l'auteur irlandais ne m'ayant jamais déçue. Peut-être la quatrième de couverture m'avait-elle rendue méfiante... cette allusion à Tristan et Iseut, sans doute, associée au fait que je ne suis pas une grande sentimentale... D'amour il est bien question, mais l'amour avec O'Connor, est une couleur parmi d'autres de la palette riche en tonalités avec laquelle il élabore son intrigue, de clairs-obscurs en fulgurances. Ellen et Milton Amery, bientôt la cinquantaine, vivent avec leurs deux grands enfants dans le confort de l'appartement new-yorkais que les honoraires exorbitants de chirurgien esthétique de Milton leur ont permis d...

"Le cœur qui tourne" - Donal Ryan

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De l'art de faire de la polyphonie une symphonie, et non une cacophonie. Il n'y a pas que le cœur qui tourne, dans le roman de Donal Ryan... le récit lui-même gravite comme un tourbillon autour du personnage de Bobby Mahon, qui serait l'équivalent de l’œil du cyclone. Sachant que l'auteur s'intéresse tout autant au cyclone qu'à son œil... La tête aussi vous tourne, à l'abord de ce récit polyphonique qui change de narrateur à chaque paragraphe (il en compte au total plus de vingt), l'ensemble formant une mosaïque dont chaque fragment pourrait aussi se suffire à lui-même. Tous ces quidam ont tout de même un point commun, c'est celui d'habiter un village d'Irlande touché par la récession économique, dont une bonne partie de la population s'est retrouvée sur le carreau après le départ en catimini, et avec la caisse sous le bras, de l'un des principaux pourvoyeur d'emplois de la commune, un constructeur de maisons individu...

"Le troisième policier" - Flann O'Brien

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"Apparemment il n'y a pas de limite. C'est un endroit où l'on peut dire n'importe quoi et où il faut croire que c'est vrai". "Le troisième policier" a été une délicieuse occasion de renouer avec l'humeur drolatique et loufoque de Flann O'Brien. Première des bizarreries d'une intrigue qui en est, pour notre plus grand bonheur, truffée : le narrateur a oublié son identité... Il se souvient bien, en revanche, des événements qui l'ont conduit à vagabonder dans un environnement étrange, et qu'il entreprend de nous relater. Après une adolescence passée, suite à la mort de ses parents, dans un pensionnat, il regagne la ferme familiale, administrée en son absence par John Divney, régisseur aussi cupide que fainéant, avec qui il noue une amitié quasi fusionnelle. Motivé par sa passion pour le défunt chercheur De Selby -avec lequel nous avions fait connaissance dans " L'archiviste de Dublin "-, il entreprend d...

"En attendant Godot" - Samuel Beckett

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Du non-sens et du plaisir... "En attendant Godot"... je ne sais pas pour vous, mais ce titre avait pour moi la consonance du mythe. "En attendant Godot", c'était LA quintessence de la littérature de l'absurde. Impossible de vous dire qui m'a mis cette idée dans la tête... quant à vous confirmer qu'après lecture, ce titre reste toujours pour moi enveloppé de son aura de légende...  D'ailleurs, Samuel Beckett lui-même semblait bien embêté par tout le foin fait autour de sa pièce. Ou faisait semblant de l'être... m'avait en effet l'air d'être bien facétieux, l'animal. Voyez plutôt : "Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention. [...] Je ne sais pas qui est Godot.  Je ne sais même pas, surtout pas, s'il existe. [...] Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d...

"Du côté de Canaan" - Sebastian Barry

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"... et pour quoi d'autre sommes-nous ici, sinon pour ressentir ces minuscules victoires ? Pas les grandes victoires qui broient et tuent le vainqueur. Pas les guerres et les émeutes, mais la grâce salutaire d'une sauce hollandaise qui a échappé à toutes les possibilités d'un désastre culinaire et qu'on étale comme une prière jaune sur un gros pavé de cabillaud, victorieusement". A quatre-vingt neuf ans, Lilly vient de subir la dernière des pertes d'une longue série, celle qui la convainc qu'il est temps pour elle de quitter l'existence. Son petit-fils, Billy, est mort en Irak, où il était engagé dans les rangs de l'armée américaine. Elle éprouve le besoin, avant de mettre fin à ses jours, de coucher ses souvenirs sur le papier, dévoilant ainsi un passé qu'elle a toute sa vie tenu secret. Irlandaise, Lilly a dû quitter son pays natal avec Tadg, son fiancé, dans les années 20, suite aux menaces que faisaient peser sur le jeune cou...

"L'archiviste de Dublin" - Flann O'Brien

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"La malédiction des pubs, c'est qu'on en trouvait partout et qu'ils étaient si accessibles". Bienvenue dans un monde où vous sera offerte l'opportunité de rencontrer St-Augustin, pour lui demander, entre autres, si Judas a gagné le paradis, ou s'il souffre d'hémorroïdes. Un monde où certains soupçonnent les cellules des cyclistes de se mêler à celles de leurs bicyclettes, avec le risque, sur du long terme, de produire des créatures mi-hommes, mi-vélos. Un monde où James Joyce, réputé mort, se terre dans un bled de la verte Erin, et ambitionne de se faire moine... Une drôle de bal(l)ade irlandaise, en somme...  Et pour l'apprécier, il convient de n'être pas trop attaché au bon sens, ni aux intrigues linéaires. Oh, vous ne serez jamais perdus, mais emmenés d'une scène à l'autre sans réel fil conducteur, croyant entamer une sorte de roman policier, pour vous retrouver plongés au cœur d'une discussion métaphysique entreco...