"Dans la maison de mon père" - Joseph O’Connor
"La connerie est un requin : elle survit à tout." Septembre 1943. Les forces allemandes occupent Rome, avec à leur tête le chef de la Gestapo Paul Hauptmann, qui très vite sème la terreur, depuis ses bureaux de la via Tasso transformés en lieu cauchemardesque de mort et de tortures, ou à travers les rues de la ville qu’il aime parcourir pour asseoir sa funeste réputation d’omniprésence et de cruauté, entretenue à coups d’iniques représailles. L’homme est intelligent mais tenace, et surtout entièrement dédié à sa mission, d’autant plus qu’Hitler l’a bientôt dans le collimateur, excédé par son incapacité à démanteler la filière d’évasion qui sévit dans la capitale italienne. Dans ce contexte, le Vatican, neutre et indépendant, constitue une enclave. Séparé du reste de la ville par une ligne blanche qu’il est interdit de franchir dans un sens ou dans l’autre, il accueille des diplomates, des réfugiés et des prisonniers alliés qui risquent parfois leur vie en tentant d’y tro...