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Affichage des articles associés au libellé Salvador

"Les morts et le journaliste" - Óscar Martínez

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"J'aime beaucoup la possibilité -l'obligation- de répondre aux découvertes et non aux désirs supposés de la société, la possibilité de changer le récit trop facile, (…) et de transformer les héros en assassins, les criminels en victimes (…) les personnes en personnes, et pas en stéréotypes ou en slogan. De transformer les personnes en vies, et pas en effigies pétrifiées." Le Salvador est l’un des pays les plus meurtriers au monde, celui qui depuis 2014 détient le triste record du taux d’homicides le plus élevé de la planète. Óscar Martínez y est journaliste d’investigation. Il travaille pour le quotidien en ligne El Faro , au sein d’un service spécialisé dans la violence, les thématiques migratoires, et le crime organisé. "Les morts et le journaliste" est cimenté par deux fils rouges dont l’un est le cœur de son travail, et consiste à tenter de comprendre comment se créent les sociétés monstrueusement violentes. L’autre est une réflexion sur la déontologie j...

"Effondrement" - Horacio Castellanos Moya

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"Et tu sais ce qui t’a détruit, Lena : ta sottise. Tu refuses d’accepter la vie. Le manque d’amour a rongé ton âme. Voilà pourquoi tu détestes tout le monde, pourquoi tu te disputes avec tout le monde. Dieu nous a donné le sexe pour nous aimer, pas pour en faire un enfer, contrairement à toi…" "Effondrement" débute de manière théâtrale. Esther, la fille de Lena et d’Erasmo Mira Brossa, avocat et président du Parti national hondurien, se marie dans quelques heures. Erasmo tente de convaincre sa femme d’assister à la noce, mais s’oppose à un refus. En rage, hystérique, Lena exprime en de longues diatribes lancinantes et redondantes son mépris et sa rage pour son futur gendre Clemente, qui a le triple tort d’être salvadorien, communiste et de vingt-cinq ans l’aîné de leur fille. Elle exprime d’ailleurs envers cette dernière une haine tout aussi intense pour avoir osé s’obstiner dans son désir d’épouser cette racaille ! Et il est hors de question qu’elle rende son cher ...

"La mort d'Olga Maria" - Horacio Castellanos Moya

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Bavardage intempestif... A l'instar de son autre roman " Le dégoût ", "La mort d'Olga Maria", de l'écrivain Horacio Castellano Moya, se présente comme un long monologue, dont l'auteure est Laura, riche membre de la bourgeoisie salvadorienne. Sa meilleure amie, Olga Maria, vient d'être assassinée à son domicile, devant ses deux petites filles, d'une balle dans la tête. De la veillée funèbre à l'épilogue de l'enquête menée pour retrouver le commanditaire de ce meurtre, Laura, s'adressant à une interlocutrice qu'elle surnomme "ma belle", commente les progrès -trop lents à son goût- de la police, et dévoile peu à peu les secrets de la victime, mère de famille finalement pas si exemplaire... Laura est la digne représentante d'un milieu bien pensant d'hypocrisie et d'apparences sous lesquelles se dissimulent corruption, cupidité et violence. Imbue de la présomption de ceux qui pensent le monde à leurs...

"Le dégoût" - Horacio Castellanos Moya

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A outrance. "Le dégoût" est la transcription du long monologue qu'aurait eu à subir Moya lors de ses retrouvailles avec Vega, un ancien camarade de classe. Ce dernier vit au Canada depuis qu'il a fui, une vingtaine d'années plus tôt, le Salvador. Il y a refait une apparition à l'occasion de l’enterrement de sa mère. C'est là qu'il a eu la surprise de revoir Moya, seul de ses connaissances salvadoriennes à avoir fait le déplacement. Il l'a invité à boire un verre... ... et s'est alors lancé dans une longue diatribe contre son pays natal, au cours de laquelle il a fustigé avec une violence et un mépris grandissants sa médiocrité. Le peuple salvadorien fait l'objet de ses plus vives critiques. Frappé d'une inculture affligeante, et d'une bêtise non moins désolante, le salvadorien serait la représentation du " flic qui sommeille en chacun de nous ". Son rêve ultime serait d'ailleurs d'être militaire, afin...