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Affichage des articles associés au libellé Russie

"Roman" - Vladimir Sorokine

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"Est-il rien de plus beau, de plus charmant et de plus simple qu’un bouquet d’herbes et de fleurs des champs, au temps brûlant de la fenaison ?" Je sors de la lecture de "Roman" complètement sonnée... Un peu en colère aussi, à vrai dire. Cela commence comme un classique russe du XIXème siècle. Enfin non. C’EST, pendant la majeure partie de l’ouvrage (plus exactement 80 %, j’ai calculé), un classique russe du XIXème siècle. Me voilà donc partie en compagnie de Roman, jeune trentenaire et personnage principal de l’intrigue, qui quitte la carrière d’avocat qu’il a à peine entamée en ville, pour regagner son hameau natal de la Roide-Combe, où il compte se faire peintre. Il y est accueilli les bras ouverts par son oncle Anton et sa tante Lidia, qui sont aussi ses parents adoptifs. Dans les premiers temps de son séjour, il espère ardemment tomber sur l’indépendante et impétueuse Zoïa, son amour de jeunesse. Mais lorsqu’il la rencontre enfin, accompagnée d’un fiancé falot ...

"Les meilleures nouvelles" d’Anton Tchekhov

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"- Au revoir, poil au mouchoir. Et il agite son mouchoir." Le recueil, composé par ses traducteurs, regroupe 19 nouvelles écrites ou publiées entre 1886 et 1903. Si certains textes nous emmènent dans des lieux divers -l’infirmerie d’un navire avec ses membres d’équipage malades, une usine où les travailleurs ne mangent pas à leur faim…-, la plupart d’entre eux ont comme point commun leur environnement campagnard. La nature y est ainsi très présente, par des descriptions champêtres parfois exaltées (lorsque l’intrigue s’y prête), mais le plus souvent précises et évocatrices.  Anton Tchekhov y anime une galerie de personnages qu’il observe, par moments, avec une certaine férocité. La bourgeoisie rurale y occupe une place importante. Elle peut être désargentée, ou tenir salon dans des chefs-lieux de province en s’illusionnant sur sa légitimité à y représenter la vie culturelle et artistique. Je ne connais pas l’œuvre d’Anton Tchekhov, et j’avoue avoir été étonnée par la place im...

"Sandormokh - Le livre noir d’un lieu de mémoire" - Irina Flige

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La mémoire persécutée. Irina Flige a consacré trente ans de sa vie à un objectif : sortir de l’oubli les victimes de la répression stalinienne. Elle est la présidente de la branche pétersbourgeoise de l’association non gouvernementale Memorial, principale organisation russe de défense des Droits de l’Homme, qui œuvre activement en ce sens. Lors de recherches réalisées juste après ses études de géographie sur les camps des îles Solovki, elle acquiert la certitude qu’un grand nombre de détenus évacués fin 1937 ont littéralement disparu. Elle met dix ans à retrouver leurs traces, à une centaine de kilomètres de l’archipel, dans les fosses communes d’un charnier de Carélie. "Sandormokh - Le livre noir d’un lieu de mémoire", est d’abord la relation de cette (en)quête. Pour rappeler le contexte, en 1937 débute la Grande Terreur : des vagues massives d’arrestations ordonnées par Staline sont perpétrées par le NKVD, chargé de maintenir l’ordre en U.R.S.S., et s’accompagnent d’une opé...

"Zouleikha ouvre les yeux" - Gouzel Iakhina

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"La mort était omniprésente -plus rusée, plus intelligente et plus puissante que la stupide vie, qui perdait toujours le combat". Zouleikha est une petite et frêle créature soumise à l’autorité de son mari et à celle de Dieu. Mariée à quinze ans à Mourtaza, de trente ans son aîné, elle vit depuis dans une maison faite de deux isbas reliées par une entrée commune, dont l’une abrite sa belle-mère -qu’elle surnomme en secret La Goule-, centenaire mauvaise, capricieuse et tyrannique, aveugle et sourde mais loin d’être muette...  Ce sont des tatares, des paysans à la vie rude, dont le quotidien est rythmé par un incessant labeur. Zouleikha ne ménage pas sa peine, obéissant naturellement aux règles séculaires qui déterminent la place et les missions de chacun, s’oubliant. Sa seule transgression consiste à aller en catimini déposer des offrandes au cimetière pour assurer la paix aux quatre petites filles qu’elle a à peine eu le temps de connaître après leur avoir donné une vie trop ...

"L’organisation" - Maria Galina

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"Était-il possible que l’avenir commence par nous faire de l’œil au loin, éclatant, splendide, puis, une fois qu’on l’avait atteint, hors d’haleine, pétrifiés de bonheur par anticipation, pouvait-il n’être qu’une gueule d’empeigne hideuse et grise ?" Union soviétique, 1979. Une ville grise et humide de province, sur laquelle plane une atmosphère de déréliction. Un port brumeux, pollué. C’est dans cette zone portuaire que se trouve l’agence SSE-2, que vient d’intégrer grâce à un piston la jeune et naïve Rosa dont l’ambition est d’améliorer sa pratique des langues. Las !, elle se retrouve cantonnée à de vaines tâches administratives, devant en prime subir les sermons d’une chef d’agence psychorigide et acariâtre sur ses tenues -jeans ultra moulants et talons aiguilles- inadéquates. Il faut dire que Petrichtchenko, l’auteure de ces remontrances, a sans doute de quoi être aigrie. Mère célibataire d’une jeune fille qu’elle juge laide et grosse et avec laquelle elle est en conflit ...

"La steppe" - Anton Tchekhov

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"Le Russe aime se souvenir mais n’aime pas vivre". En une petite centaine de pages, Anton Tchekhov nous emmène dans l’immensité de la steppe, qu'il nous rend à la fois impressionnante et familière. Pour Iégorouchka, 9 ans, c’est le premier grand voyage. Il part en charrette avec son oncle Kouzmitchov et le père Khristofor, curé. Tous deux vont vendre de la laine, le premier car il est commerçant, le second pour rendre service à son gendre. Ils en profitent pour emmener le garçon à la ville, où il suivra ses études. Il est confié en cours de route à un convoi de marchands (dont certains le rebutent par leur brutale grossièreté), le temps que Kouzmitchov et Khistofor mènent leurs affaires. Nous découvrons la steppe en partie à travers les yeux du garçon, pour qui elle prend des allures grandioses ou effrayantes, se faisant tantôt hostile, tantôt hospitalière. Ce lent voyage est une expérience inédite, fluctuant au gré de la météo, des paysages et de l’heure, ponctuée ...

"David Golder" - Irène Némirovsky

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"Dans les affaires on ne sait jamais, il faut tourner, retourner, ronger l’os jusqu’au bout, mais mourir... " France, milieu des années 20. David Golder est un homme d’affaires brillant et intraitable. Cet émigré juif d’origine russe, issu d’un milieu misérable, s’est fait tout seul, comme on dit. Il a été craint et détesté toute sa vie, a écrasé ceux qui lui voulaient du mal… Mais son corps, vieillissant, lui envoie ses premières alertes, et son cœur fragile lui impose bientôt de se retirer du monde de la finance, aux dépens de sa fortune qui, bâtie sur le perpétuel engrenage de la spéculation à court terme fond à vue d’œil, sa femme et sa fille refusant de sacrifier la moindre habitude et la moindre dépense de leur luxueux train de vie. Harcelé par cette dernière, dont les extravagants caprices et les incessants besoins matériels éclipsent la gravité de l’état paternel, il cède, et tente un dernier coup de maître sur une affaire qui le mène jusqu’en Russie, et lui coûte ses...

"Un si bel amour et autres nouvelles" - Ludmila Oulitskaïa

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"Mais maintenant ils étaient tous morts ; c'est comme si la boucle de sa vie s'était refermée sur elle-même, et le passé, éclairé par la lumière cinématographique du bonheur, avait voracement englouti tant le présent dépeuplé que l'avenir privé du moindre sens." Ce n'est qu'à la lecture du recueil de Ludmila Oulitskaïa, que l'on saisit la dimension complexe -voire cynique ?- de son titre. Car si d'amour il y est bien question, les formes sous lesquelles il se manifeste peuvent sembler inhabituelles. Peut-être parce qu'en mettant en scène, dans la plupart de ses textes, des personnages au seuil de l'adolescence, l'auteure capte le moment où, davantage soumis à ses élans instinctifs qu'à des exigences sociales, l'être se laisse aller à des engouements défiant la morale et la "normalité", bien que souvent platoniques... Elle montre à la fois la spontanéité et la vulnérabilité qu'entraînent la soif d'ini...

"L'Outil et les Papillons" - Dmitri Lipskerov

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Démembrement... Avec Dmitri Lipskerov, le monde se transforme en une gigantesque farce... pour qui aura lu " Le dernier rêve de la raison ", du même auteur, la surprise sera sans doute moindre face aux péripéties qui nous sont ici contées, toutes plus incroyables les unes que les autres. Quant à ceux qui le découvrent, il n'y a plus qu'à leur souhaiter la bienvenue dans ce univers qui est certes bien le nôtre, mais semble avoir subi quelques distorsions... Arséni Andréiévitch Iratov se réveille un beau matin amputé de son pénis. Pour cet homme séduisant et dégourdi accoutumé à la réussite, le choc est rude. Il faut dire qu'Arséni a par ailleurs toujours été un chaud lapin, dont les exploits sexuels passés ont disséminé ici et là quelques enfants illégitimes... Depuis, il s'est rangé sans regrets, ayant épousé la belle Véra, qui lui rend aussi bien l'amour profond que l'attirance charnelle qu'il éprouve pour elle. Et si, aidé par une baisse c...

"De joyeuses funérailles" - Ludmila Oulitskaïa

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"Servez-nous de la vodka dans des verres en carton". Le titre du roman de Ludmila Oulitskaïa exprime merveilleusement l’apparente contradiction de son propos, la mort y côtoyant une joyeuse effervescence. L’auteur y met en scène des représentants de la diaspora russe, installés aux Etats-Unis, qui se retrouvent au chevet d’Alik, gravement malade, dont les jours sont comptés. On trouve là ses proches : sa femme Nina, fragile et superstitieuse, voire stupide ; sa maîtresse Valentina ; l’une de ses ex, Irina, accompagnée de sa fille surnommée Tee-shirt, une gamine anciennement mutique que seul Alik a su faire parler. Mais grouille aussi une foule de quidams dont le lien avec le futur défunt est plus ou moins lointain, parmi lesquels son médecin, une guérisseuse qui encombre la chambre de ses flacons aux plantes miraculeuses, un prêtre -Nina ayant insisté pour que son époux se fasse baptiser avant de quitter ce monde- et un rabbin -l’intéressé ayant accepté à condition que...

"Jézabel" - Irène Némirovsky

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Un cruel manque de profondeur. "Jézabel" s'ouvre sur le procès d'une femme vieillissante mais encore belle, accusée du meurtre de son jeune amant, Bernard Martin, un étudiant désargenté. L'accusée affiche une attitude résignée, comme pressée d'en finir, réagit à peine aux arguments de l'accusation insistant sur ses mœurs licencieuses, ses multiples liaisons, sa fréquentation d'une maison de rendez-vous... Gladys Eysenach, née Burnera, est reconnue coupable et condamnée à cinq ans de prison. Un bond en arrière nous ramène au temps de sa jeunesse, à la genèse du destin qui la mènera à cette issue tragique. L'enfance aux côtés d'une mère détestée, traînant son ennui, sa folie et sa fille à travers le monde, est évoquée brièvement. La révélation de la femme qu'elle sera vient à Gladys lors d'une saison à Londres. Elle a dix-huit ans, et le regard des autres lui confirme, avec une acuité qui la marquera à jamais, ce qu'elle pre...

"Tarass Boulba" - Nicolas Gogol

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"L'avenir est inconnu; il se tient devant l'homme, semblable à l'épais brouillard qui s'élève des marais. Les oiseaux le traversent éperdument, sans se reconnaître, la colombe sans voir l'épervier, l'épervier sans voir la colombe, et pas un d'eux ne sait s'il est près ou loin de sa fin." Tarass Boulba est un fier cosaque, plus précisément un cosaque zaporogue, du nom de la caste de soldats qui contribuèrent à rattacher à la fin du XVIIe siècle la Petite-Russie ukrainienne à l'Empire russe, un digne représentant -presque un symbole- de l'ardeur guerrière que réveillèrent les ravages provoqués par les incursions mongoles dans la Russie méridionale. C'est un homme au caractère rude, entier, et belliqueux, aimant le fruste mode de vie des cosaques, et un défenseur acharné de l'église russe orthodoxe. Quand ses deux fils Ostap et Andry rentrent du séminaire, où ils ont acquis discipline et un minimum de vernis social, il estim...

"Le bal" - Irène Némirovsky

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"Une haine de vieille fille à quatorze ans ? Elle sait bien pourtant qu'elle aura sa part ; mais c'est si long, ça ne viendra jamais, et, en attendant, la vie étroite, humiliée, les leçons, la dure discipline, la mère qui crie..." Comme elle le faisait dans " Le vin de solitude ", Irène Némirovsky évoque avec "Le bal" la toxicité d'une relation mère-fille. Antoinette Kampf a quatorze ans. Ses robes étroites d'écolière enserrent ses formes naissantes, elle se prend à rêver embras(s)ements, comme dans les romances de Gabriele d'Annunzio... Dans la vraie vie, Antoinette étouffe dans la solitude et l'enfermement, reléguée dans la nursery du grand appartement familial, avec pour uniques compagnies celles de sa gouvernante française, et d'une mère constamment irritée par la présence de sa fille, méprisante et sèche, l'aiguillonnant d'incessantes brimades. Le père, vaguement affectueux, mais surtout indifférent, pré...

"Le Dernier Rêve de la raison" - Dmitri Lipskerov

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Rêve ou cauchemar ? Le roman du russe Dmitri Lipskerov dépeint-il un rêve ou un cauchemar ? Telle est la question qui vient légitimement à l'esprit en découvrant les extraordinaires péripéties qu'il dépeint, et dont certaines seraient dignes de figurer dans un film d'horreur... La dimension surnaturelle des événements, et celle, caricaturale, des personnages, amoindrissent cependant l'effroi ou le dégoût que provoquent certains passages, et font surtout du "Dernier Réve de la raison" un récit atypique et marquant. Ilya Ilyassov est un vieux Tatare qui vend depuis plus de quarante ans du poisson dans un supermarché où la reconnaissance de sa compétence par sa direction est proportionnelle à l'indifférence méprisante que suscite chez ses collègues cet homme édenté au faciès vaguement grotesque, mutique et sans doute un peu simplet. Ilya est de toutes façons un solitaire, qui fuit la compagnie des hommes depuis le traumatisme qu'il a subi à son a...

"La dame de pique et autres récits" - Alexandre Pouchkine

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Tout cela ne vaut pas Dostoïevski... La vieille édition de poche dans laquelle j'ai lu ce que je pensais être un roman est trompeuse : l'ouvrage est d'un format moyen, intitulé "La dame de pique"... mais il compte en réalité trois textes, dont l'un est par ailleurs subdivisé en courts récits. Une vérification sur internet m'a confirmé que "La dame de pique" est, en effet, une nouvelle. On entame le recueil avec les "Récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine", que l'auteur introduit comme étant ceux d'un gentilhomme campagnard, dont il nous livre une brève -et fictive- biographie. La gazette littéraire de Pouchkine s'opposant alors par diverses polémiques à L'abeille du Nord, revue soutenue par le pouvoir tsariste, ce subterfuge avait pour but de dissimuler la véritable identité de l'auteur des textes. " Le coup de pistolet " est le témoignage d'un officier de l'armée impériale é...

"Les vaincus" - Irina Golovkina

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Colossal... "Les vaincus" d'Irina Golovkina sont les perdants de la révolution bolchevique, ces représentants d'une noblesse autrefois toute puissante, que l'on a surnommés les "blancs". Avec comme point central de son récit les membres -du moins les membres survivants- de la famille Bologovski, issue de l'aristocratie militaire, elle met en scène une riche galerie de personnages, dont les terribles destins reflètent les humiliations et les violences subies par ces vaincus. Certains de ces héros affichent une personnalité aux caractéristiques assez marquées pour paraître caricaturale. Ainsi la jeune Assia Bologovskaïa et sa fraîcheur naïve, enfantine, son optimiste bienveillance qui lui permet, il est vrai, de surmonter les épreuves avec une étonnante vaillance. Ainsi la grand-mère de celle-ci, l'intraitable Natalia Pavlovna et sa conviction d'une supériorité innée, qui en fait le symbole même de cette condescendante dignité que l...

"Gaz moutarde" - Viktor Chklovski et Vsevolod Ivanov

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Déception gustative... La littérature, c'est un peu comme la cuisine. Grande gastronomie, plats roboratifs et familiaux, petit en-cas sans prétention mais réconfortants... il y en a pour tous les goûts. Et à quoi tient la réussite d'un roman ? Comme celle d'un mets, on pourrait prétendre que c'est une question d'ingrédients, de dosage, de temps de cuisson, mais ce qui, au final, fera la différence, c'est l'art du chef, sa capacité à lier l'ensemble, à la marquer de son empreinte, à se montrer à la fois inventif et cohérent... "Gaz moutarde" est le résultat d'un travail à quatre mains. Ecrit en 1929, ce roman russe sous-titré "d'aventures" et d'abord inédit en France est récemment paru aux Editions Le Temps des cerises. Viktor Chklovski et Vsevolod Ivanov ont su réunir des ingrédients goûteux, propres à émoustiller les papilles, soit... ... une galerie de personnages improbables et hauts en couleu...