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Affichage des articles associés au libellé Suède

"La saga des émigrants – Tome V : Au terme du voyage" - Vilhelm Moberg

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"Dans la jeune République d'Amérique du Nord, il se passait plus de choses et il intervenait plus de changements en l'espace d'une année que dans le Royaume de Suède en cent ans." Episodes précédents : La saga des émigrants, tomes I & II : Au pays & La traversée La saga des émigrants, tome III : La terre bénie La saga des émigrants, tome IV : Les pionniers du Minnesota C’est leur septième noël dans le Nouveau Monde, et les Nilsa le passent dans leur nouvelle maison, plus grande et plus confortable que la précédente, où ils n’ont plus à craindre les hivers mortels du Minnesota. Soixante mille nouveaux émigrants sont arrivés entre 1955 et 1856 dans ce qui deviendra deux ans plus tard le trente-deuxième des Etats-Unis d’Amérique. La colonie suédoise s’est elle aussi accru, dispose dorénavant d’une église digne de ce nom, et même d’une petite ville. La région suit peu à peu les mutations qui transforment le pays, en pleine extension et entré dans l’ère de ...

"La saga des émigrants – Tome IV : Les pionniers du Minnesota" - Vilhelm Moberg

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"Mais en Amérique, il fallait toujours être plus intelligent qu’en Suède, même quand on n’était qu’un simple valet." La fin du tome III laissait nos Suédois, après un long et pénible périple, enfin installés dans le Minnesota. Cela fera bientôt quatre ans qu’ils ont débarqué à New York. Karl Oskar a construit une petite maison pour remplacer la cabane en rondins dans laquelle, avec sa femme Kristina et leurs enfants, ils ont passé un premier hiver difficile. Leur famille s’est agrandie avec la naissance de Dan, premier américain de la famille. Les dernières récoltes ont été bonnes, et Karl Oskar projette de construire une nouvelle maison digne de ce nom, plus grande, et qui ne laisse pas passer l’eau lors des épisodes de pluies qui sont ici, comme toutes les manifestations climatiques -qu’il s’agisse du froid, de la chaleur ou des orages-, toujours intenses. L’ancienne prostituée Ulrika est devenue Mrs Henry O. Jackson en épousant le pasteur de la communauté baptiste d...

"La saga des émigrants – Tome III : La terre bénie" - Vilhelm Moberg

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"Mais celui qui n’était pas capable de prospérer dans ce pays, sur ce sol fertile et au sein de cette liberté, n’était pas bon à grand-chose sur cette terre." Nous avons laissé à la fin du tome II nos émigrants prêts à débarquer en Amérique après une traversée aussi interminable que douloureuse, qui a scellé le caractère définitif de leur exil. C’est à New York que les Nilsa et leurs compagnons foulent enfin le sol de ce Nouveau Monde dont ils attendent tant, comme les deux tiers de ceux qui constitueront la plus grande migration de l’histoire mondiale, ces "millions d’audacieux qui vont transformer les Etats-Unis d’Amérique du Nord" décidés à faire table rase du passé. Du côté des Nilsa, Karl Oskar est préoccupé par le retard pris au cours de leur voyage, qui n’est pas terminé : la fin du mois de juin arrive, et il craint de ne pas trouver à temps une terre à exploiter ; Kristina débarque en milieu de grossesse, enceinte d’un cinquième enfant conçu dans l’An...

"La saga des émigrants" – Tomes I & II : "Au pays" et "La traversée" - Vilhelm Moberg

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" (…) quiconque prétendait que les hommes étaient égaux et devaient mettre leurs biens en commun n’avait rien de bon à attendre de la vie." "La saga des émigrants", série romanesque, déploie le destin de paysans suédois qui émigrèrent, au milieu du XIXème siècle, vers les Etats-Unis d’Amérique. Originellement parue en quatre romans, elle est scindée, dans sa traduction française au format poche, en cinq volumes. Le premier, "Au pays", met en place la galerie de personnages que nous allons suivre tout au long de la saga -du moins je le suppose-, et expose les conditions et les motivations à l’origine de leur exode. L’intrigue gravite autour de la famille Nilsa, lignée de fermiers du Småland (région du sud-est suédois) comptant régulièrement parmi ses membres un homme au nez proéminent au point de le défigurer, cette caractéristique physique s’accompagnant d’un caractère bien trempé. Le dernier en date à avoir hérité de l’insigne tarin est Karl Oskar, ...

"L’énigme de la stuga"- Camilla Grebe

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"La catastrophe est toujours tapie en périphérie de notre champ de vision, à une distance rassurante de celui qui la cherche du regard." L’énigme posée sera familière aux lecteurs, entre autres, du "Mystère de la chambre jaune" ou du "Double assassinat dans la rue Morgue". Un assassinat a été commis dans la dépendance d’une maison familiale, dont toutes les issues étaient alors fermées de l’intérieur. Aussi, hormis la victime, il semble évident que le coupable figure parmi les occupants du lieu au moment du crime. Or, ils n’étaient que deux … L’intrigue alterne d’une part entre passé et présent, et d’autre part entre deux des protagonistes du drame. Lykke Andersen vient d’être mise en examen pour homicide volontaire. On ne sait ni qui elle a tué, ni dans quelles circonstances. Elle a exigé que sa déposition soit recueillie par l’inspecteur Manfred, qui a enquêté huit ans auparavant sur le meurtre qui a détruit sa famille. Avant ce drame, les Andersen forma...

"Sarek" - Ulf Kvensler

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"Je savais que je n’aurais plus jamais chaud." Repéré sur les blogs de Kathel , Alexandra et Violette , j’ai fourré au dernier moment ce titre dans ma valise, puisqu’il y est question de randonnée en montagne, et que cela correspondait à mon propre programme de vacances… Sauf que ce n’est pas dans le sud d’un Vercors aux températures clémentes et au dénivelé raisonnable que s’aventurent les personnages d’Ulf Kvensler, mais dans le nord de la Suède. Au moment où débute le récit, la randonnée est terminée. Anna Samuelsson, l’une des marcheuses, retrouvée par les secours en partie inconsciente et portant des marques de strangulation, a été hospitalisée. Elle est auditionnée par un agent de police qui tente de faire la lumière sur les événements à l’origine de cette issue tragique. Son témoignage, détail des évènements ayant jalonné la randonnée, alterne avec l’évocation de souvenirs qui éclairent peu à peu le contexte et les enjeux relationnels qui les ont déterminés. Cela fais...

"Stöld" - Ann-Helén Laestadius

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"Un lapon mort est un bon lapon." Elsa, neuf ans, fillette samie, vit dans un village proche du cercle polaire arctique, au nord de la Suède. Son quotidien est rythmé par les coutumes de la communauté dont elle fait partie, inextricablement liées à l’élevage de rennes qui, plus qu’un moyen de subsistance, constitue le fondement du mode de vie sami. L’existence aurait pu être paisible, entourée de parents attentionnés -malgré l’humeur souvent maussade de la mère- d’un frère adolescent un peu rebelle, et d’une extravagante grand-mère. C’est pourtant une enfant pétrie d’angoisse, qui se sent désespérément seule depuis qu’elle a été témoin d’une scène qui ne cesse de la hanter, celle d’un homme la menaçant en silence alors qu’il venait juste de tuer son faon…  Cet homme, c’est Robert Isaksson, du village voisin, tueur de rennes notoire. Et il n’est pas le seul. Ce n’est pas la première fois que les éleveurs ont à déplorer la perte d’une bête… et les coupables se cachent à peine, ...

"N’essuie jamais de larmes sans gants" - Jonas Gardell

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"Ils traversent l’existence à la hâte, comme s’ils savaient que le temps presse." Années 1980, Suède.  Jonas Gardell met en scène des membres de la communauté homosexuelle de Stockholm "formant famille", ainsi qu’ils le définissent eux-mêmes. La plupart viennent d’ailleurs, ont fui une province et/ou des proches auprès desquels ils ne pouvaient vivre selon ce qu’ils étaient. Si la capitale suédoise devient le lieu de leur émancipation, il est aussi celui qui va les confronter à la maladie et à la mort. C’est ce que raconte "N’essuie jamais de larmes sans gants". Pour ne pas oublier. C’est Kopporn, petite bourgade du XX du pays, que Rasmus a fui. Elevé dans un foyer aimant, choyé par une mère très affectueuse, il a longtemps subi les moqueries de camarades qui avaient sans doute décelé la nature d’une différence que lui-même n’a compris qu’une fois devenu lycéen. Il a rejoint la capitale dès que possible, avide d’émancipation et d’aventures, décidé à prendr...

"Sois sage, bordel !" - Stina Stoor

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"Il faut dire que mes parents, c’était pas vraiment Clark Kent et Loïs Lane." J’ai immédiatement aimé ce que j’ai lu. L’écriture alerte, parfois tranchante, taillée au cordeau. Les images, concrètes mais surprenantes, et pour autant toujours justes. C’est un recueil à hauteur d’enfance, mais une enfance sans angélisme, rurale et précaire, située dans les marges de la normalité sociale. Une enfance de logements décrépits et de jardins encombrés de vieux tas de ferraille, de chaussettes rapiécées et de culottes dont on change les élastiques, entourée de grandes sœurs permanentées et trop maquillées, de mères aux chairs précocement pendantes. La bouteille d’alcool n’est jamais loin, et les bleus qui parsèment les corps ne sont pas toujours les conséquences d’une chute. Mais ceci n’est qu’un contexte, un ensemble d’éléments qui posent le décor, sans poser question, sans susciter de jugement, puisqu’il est vu à travers les yeux de ceux qui y évoluent depuis toujours. C’est un recu...

"La facture" - Jonas Karlsson

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Le juste prix. Quel est le prix du bonheur ? Telle est la question à laquelle se retrouve confronté le héros de Jonas Karlsson lorsqu'il reçoit la facture d'un montant de 5 700 000 couronnes correspondant à son indice BV (Bonheur Vécu). C'est du moins ce qu'il apprend après avoir pris cette facture pour un canular, puis finalement réussi à contacter le numéro figurant sur l'improbable quittance. Ne lisant pas le journal, ne regardant pas les informations télévisées, les débats initiés quelques mois auparavant autour du grand projet de faire payer à tous les citoyens leur accès au bonheur lui ont complètement échappé. Et bien que que Maud, la conseillère en charge de son dossier, lui explique que le montant dont il est redevable résulte de calculs savants et exhaustifs, prenant en compte tous les paramètres concourant au bien-être de l'existence, il a du mal à admettre le niveau culminant de son propre indice... il mène en effet une vie ordinai...

"La reine en jaune" - Anders Fager

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Incursion en sombres et étranges royaumes... En sortant "La reine en jaune" de mes étagères, à l'occasion de l'activité organisée par Marie-Claude et Electra autour de l'art de la nouvelle , je n'avais aucune idée de ce que j'allais y trouver... et quelle surprise ! Bon, j'avoue dans un premier temps avoir été quelque peu rebutée par le caractère obscur du premier texte, intitulé "Fragment I" -auquel, sur le moment, je n'ai pas compris grand-chose- qui nous fait assister à un étrange rendez-vous entre deux individus que l'on comprend vaguement être les vétérans d'une énigmatique mais puissante organisation. Une nouvelle plus longue nous emmène ensuite dans la galerie d'art de My Witt, artiste spécialisée dans la photographie porno hard core, qui n'hésite pas pour les besoins de son art à se mettre en scène dans des postures extrêmes. Abordée par le mystérieux Comité de Carcosa, qui souhaite qu'elle repouss...

"La pharmacie" - Magnus Florin

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Posologie : à ingérer en une seule prise. "La pharmacie" se lit d'une traite (un trajet Bordeaux Marseille en avion m'a suffit). Ecrit comme une fable, voire comme une comptine, lorsque l'auteur égrène les événements ou le passage des saisons sur un mode itératif, ce court texte immerge le lecteur dans une atmosphère subtilement surnaturelle, et une fantaisie sous laquelle point une sourde mélancolie. Le narrateur est l'aîné d'une fratrie de dix, dont les parents tiennent la Pharmacie du Lion, où s'élaborent encore, avec une minutie maniaque, décoctions et poisons médicinaux, teintures et solutions, univers suranné de balances et d'instruments étincelants, de bocaux étiquetés, d'alambics et autres pipettes, d'effluves d'éthers... A la mort de ses parents, il reprend ce commerce dans lequel il s'est impliqué dès son plus jeune âge, ne comptant jamais ses heures, s'occupant par ailleurs avec une rigueur protectrice et...

"Tout ce dont je ne me souviens pas" - Jonas Hassen Khemiri

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Mosaïque. Qui était Samuel ? Qu'est-il important de savoir, à son sujet, pour le connaître ? Qu'il était, dans une société suédoise pas aussi tolérante qu'on pourrait le croire, le fruit de l'union entre une nordique et un nord africain ? Qu'il fût un adolescent solitaire, désireux de changer le monde ? Qu'il devint un banal employé de l'Office de l'immigration forcé de ravaler les idéaux humanitaires qui l'avaient poussé à faire des études en sciences politiques ? Que sa mémoire défaillante, contre laquelle il menait un combat permanent, lui causait une grande tristesse ? Qu'il incitait ses proches, dans une tentative à la fois drôle et poignante pour exorciser l'angoisse du temps qui passe, à vivre des moments improbables, afin d'enrichir leur "Banque d'expériences" ? Qu'en dépit de ce qui précède, il était drôle, spontané, facile à vivre ? A la suite de la disparition de Samuel dans un accident de...

"Beckomberga, Ode à ma famille" - Sara Stridsberg

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"Je me dis que si la vraie folie existe alors elle doit être l'amour : le ravissement, le vertige, l'hystérie". Qu'est-ce que la folie ? Si le but de "Beckomberga, Ode à ma famille" n'est pas de répondre à cette question complexe, on ne peut s'empêcher, à l'issue de la lecture du roman de Sara Stridsberg, de se la poser... Jim fut interné des mois durant à Beckomberga, le plus grand hôpital psychiatrique de Suède, construit au début des années 1930, et fermé en 1995, lorsque la réforme de la psychiatrie initiée par le gouvernement préconisa une intégration des malades dans la société. Sa fille Jackie, alors adolescente, lui rendait régulièrement visite au "château des Toqués".  Elle revient sur cette période de sa vie, au fil d'une narration toute en liberté, qui laisse une impression de spontanéité, et de sincérité aussi, comme si, plutôt que dans un livre, nous nous trouvions dans son esprit, emportés avec ell...