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Affichage des articles associés au libellé Martinique

"L’hôtel du Bon Plaisir" - Raphaël Confiant

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"... (ferme ta gueule, Florine, tes fesses sentent mauvais ! Ta chatte est remplie de morpions ! Ton clitoris pue les orteils mal lavés !)". C’est un bâtiment de quatre étages auxquels s’ajoute un "galetas", situé dans le quartier Terres-Sainville de Fort-de-France, originellement surnommé "Quartier des Misérables" et qui après plusieurs phases, au XXème siècle, de travaux d’assainissement et d’aménagement, devient le plus grand quartier artisanal et ouvrier de la ville. Le fait que chacun de ses niveaux ait été ajouté à une époque différente lui donne une allure insolite. Plus on monte, moins la construction est soignée et plus les conditions de vie s’aggravent. Dans les années 1920 il est destiné, à l’initiative de trois vieilles filles créoles et bigotes (les Vigier de Lamotte), à loger les femmes battues, la marmaille abandonnée et les miséreux des Terres-Sainville. L’Amiral Robert, représentant du Marchal Pétain (et véritable croque-mitaine pour une M...

"La rue Cases-Nègres" - Joseph Zobel

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"L'acte de la lecture en lui même, n'était-ce pas un plaisir plus substantiel que celui de jouer ou de manger, par exemple, même lorsqu'on avait grand faim ?" Certaines images, sans que l'on comprenne pourquoi, ont marqué notre esprit d'enfant... Ainsi, "La rue Cases-Nègres" était associée dans ma mémoire à la vision rémanente d'une ruelle en terre, bordée de baraques bâties de bric et de broc, parcourue en permanence de hordes d'enfants (j'ai dû voir le film à sa sortie en salle lors de ma dixième année). Une vision certes restreinte, mais dont la lecture du roman de Joseph Zobel m'a permis de confirmer la justesse... En grande partie autobiographique, le récit nous immerge dans les années trente, au cœur d'un  quartier pauvre de la campagne martiniquaise, constitué, sur le flanc d'une colline, de trois douzaines de bicoques en bois couvertes de tôle ondulée. Là, vivent des descendants d'esclaves qui, bien que ...

"Peau noire, masques blancs" - "Les damnés de la terre" - Frantz Fanon

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"Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit." Dans son introduction à "Peau noire, masques blancs", Frantz Fanon explique que son ouvrage est une étude clinique, dont le but est d’analyser le cercle vicieux qui enferme noirs et blancs dans des rapports de sujétion générateurs d’incompréhension. Il nous propose pour se faire de découvrir dans un premier temps " les différentes positions qu’adopte le nègre face à la civilisation blanche", pour ensuite développer les conséquences de cette confrontation sur la perception qu’a le noir de lui-même, et, par extension, de sa race. Pour réaliser cette analyse, l’auteur s’appuie sur des cas qu’il a eu lui-même l’occasion de traiter, dans le cadre de l’exercice de sa profession de psychiatre aux Antilles, a...

"La lessive du Diable", "Chimères d'En-Ville" - Raphaël Confiant

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"J'irai le tout premier, moi, Mano, et vous suivrez le déroulement de mes pas, et ainsi, vous vous souviendrez". "(...) moi, Homère, Négre du Lorrain, Nègre-campagne, terre rapportée, vrai bouseux, ne pouvant accoler deux mots de français". "La lessive du Diable" et "Chimères d'En-Ville" se suivent dans la bibliographie de Raphaël Confiant. La langue originale de ces deux romans est le créole. Le premier, écrit en 1978, nous ramène au temps du gouvernement de Vichy. Comme en métropole, il est alors interdit en Martinique d'écouter la BBC et les "mensonges" qu'y diffusent les partisans du général De Gaulle. L'île est sous le contrôle de l'amiral Robert, dont les Martiniquais ont gardé un funeste souvenir, qu'ils associent à une période de misère et de famine. Mano Lorimer est un jeune noir recherché par la police pour avoir assassiné le béké (1) qui l'a empêché de réaliser son rêve -deve...

"Le meurtre du Samedi-Gloria" - Raphaël Confiant

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Destination Outre-Mer. C'est en allant vider son pot de chambre dans la ravine Bouillé que Carmélise a découvert le cadavre de Romule Beausoleil... Quelle déveine pour les habitants du Morne Pichevin, le quartier le plus misérable -si l'on excepte celui d'Au Béraud, où " croupit la race indienne "- de Fort-de-France ! Ce décès intervient en effet la veille du jour de l'affrontement entre Romule et Waterloo (qui lui, est du Bord du Canal) au combat du damier, cette féroce danse-combat où même les coups vicieux sont permis et qui en cette année 1964, en dépit de l'interdiction des autorités, continue à être pratiquée par les différents "majors" chargés de défendre l'honneur de leurs quartiers respectifs. Vous l'aurez compris, c'est en Martinique que nous emmène Raphaël Confiant, qui utilise l'enquête menée pour démasquer l'assassin de Romule comme prétexte pour dépeindre un univers haut en couleurs, peuplé de personnage...