Soit dit en passant...

"Chroniques de l'oiseau à ressort" - Haruki Murakami

Entrer dans un roman de Murakami, c'est pour moi comme entrer dans un rêve, et c'est particulièrement vrai en ce qui concerne ces "Chroniques de l'oiseau à ressort".
Après le mystérieux coup de téléphone d'une inconnue qui semble le connaître et le départ inattendu de sa femme (ainsi que de son chat...), nous suivons Toru Okada dans une série de rencontres incroyables et d'événements à la limite du fantastique. A vrai dire, il est très difficile de résumer ce roman, tant il est dense et riche. L'auteur sait susciter toute une gamme d'émotions diverses, allant de l'horreur à l'émerveillement... avec un style parfois très poétique.
Il nous lance sur la piste d'énigmes dont il ne livre jamais vraiment la clé, et pourtant, sitôt terminé, j'avais déjà envie de relire ce roman !


"Le Dieu du carnage" - Yasmina Reza (pièce de théâtre)

 
Les Reille sont venus chez les Houillé afin de rédiger une déclaration suite à l'agression subie par Bruno Houillé de la part de Ferdinand Reille, tous deux enfants d'une dizaine d'années.
Les efforts dispensés par les participants pour se montrer courtois ne font pas long feu : bien vite, Alain Reille passe son temps au téléphone, sa femme prend des airs supérieurs, et l'ambiance dégénère... le motif de la rencontre est oublié, pour faire place à une discussion houleuse sur le bien-fondé de la morale.
Sous le vernis des conventions et des bonnes manières, Yasmina Reza fait apparaître la véritable nature de ses personnages : l'intolérance, l'irrespect d'autrui, voire la violence. L'humour noir dont elle fait preuve, qui semble traduire un certain désenchantement, nous faire sourire jaune car dans le comportement odieux -mais ô combien crédible- de ses héros, il est facile de reconnaître les mauvais penchants auxquels chacun de nous pourrait se laisser aller.



"Berceuse" - Chuck Palahniuk

 
Carl Streator, journaliste traumatisé par le décès de sa femme et de sa fille, enquête sur des morts subites de nourrissons. C'est ainsi qu'il découvre l'existence d'un conte africain, apaisante berceuse qui a le pouvoir de tuer ceux qui l'entendent, mais pas seulement puisqu'il se rend compte qu'il lui suffit de penser à ladite berceuse pour voir une victime s'effondrer morte sous ses yeux. Devenu un involontaire serial killer, le voilà parti pour une véritable odyssée à travers les Etats-Unis dans le but de détruire la page 27 de tous les livres contenant la comptine létale.
L'accompagnent la propriétaire d'une agence immobilière spécialisée dans la vente de maisons hantées, une secrétaire apprentie sorcière, et un copain écolo radical. Ces trois compagnons de route réalisent peu à peu que leur périple les conduit vers le fameux "livre des sorciers", grimoire maudit renfermant l'intégralité des sorts du monde entier. La tentation d'un tel pouvoir pervertit ce qui au départ relevait d'une démarche altruiste pour aider Carl...
On retrouve dans ce roman le style propre à l'auteur, fait de flash-backs, de digressions. Son intrigue lui sert régulièrement de prétexte à de percutantes et sardoniques réflexions sur le caractère matérialiste et superficiel de la société américaine.
C'est à la fois hilarant et terrifiant !

Commentaires

  1. Rhooo! C'est pas bien d'avoir lu les chroniques en cachette ! ;-)

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  2. Mais nooonnn... il s'agit là de vieilles critiques que j'avais postées sur le forum des chats, et que je me contente de recycler !

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  3. Ah, d'accord ! Le forum... ça remonte loin ! :-)

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  4. C'est un style vraiment répétitif. Personnellement, je n'ai pas adoré.

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    1. Je comprends que l'on n'adhère pas, Palahniuk a un style particulier...
      J'avais justement trouvé que ce côté répétitif cadrait complétement avec son propos (celui de la "Berceuse qui tue", et quoi de plus répétitif qu'une berceuse ?!)

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