"L'indien blanc" - Craig Johnson

Quand on arrive en ville...

Craig Johnson est un malin : en rendant ses lectrices raides dingues de l’impénétrable et colossal indien Henry Standing Bear, et ses lecteurs éperdus de désir pour l’adjointe du Shérif Vic Moretti, dite « La terreur » -parce qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche-, il s’est assuré de leur fidélité !*
Moi-même n'échappant pas à la règle, inutile de préciser qu'il n'a pas fallu me prier pour que je lise son dernier roman, pas dès sa sortie mais presque...

En sus des deux séduisants personnages précités, nous retrouvons bien sûr aussi, dans « L’Indien blanc », le shérif Walt Longmire, toujours dûment botté et chapeauté, et toujours aussi attachant.

Il est à la veille de se rendre à Philadelphie, pour y accompagner son ami Henry, dans le cadre d’une exposition organisée par ce dernier sur sa collection de photographies mennonites.
Il a l’intention d’en profiter pour rendre visite à sa fille Cady, qui exerce dans la capitale de la Pennsylvanie comme avocate, et qui doit lui présenter son dernier petit ami en date.
Seulement, nos compères sont à peine arrivés sur place que la situation tourne au cauchemar : Cady se retrouve dans le coma à la suite d'une agression dans laquelle le petit ami semble impliqué. Peu après, ce dernier est assassiné...

Craig Johnson quitte les grands espaces du Wyoming pour nous emmener en milieu urbain. Comme s'il se mettait à l'unisson de la frénésie citadine, il livre au lecteur une intrigue qui m'a paru plus nerveuse que dans les deux précédents opus. "L'indien blanc" est un récit efficace, sans temps mort, pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde. L'intrigue n'est pas spécialement originale, mais ce qui fait une fois encore l'intérêt de ce roman, à l'instar des précédents volets, c'est cette galerie de personnages que l'auteur nous a rendu si familière, et que l'on retrouve avec un réel plaisir.

J'ai néanmoins un petit regret à l'issue de cette lecture : j'aurai aimé que Craig Johnson s'attarde davantage sur certains aspects du contexte de son histoire, notamment celui relatif à ces indiens blancs, sur lesquels j'attendais d'en apprendre davantage...

Cela ne m'a pas empêché de passer un très bon moment, et cela ne m'empêchera pas de me jeter sur la suite des aventures de Walt Longmire !
 
*Voir les précédents volumes :

Commentaires

  1. Il faut ABSOLUMENT que je le lise !!!! Et le mieux c’est qu'il y en a d'autres qui attendent d'être traduits !!!!!

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  2. Bonjour Saxaoul,

    Oui, je crois qu'il y en a deux en attente (pour l'instant)... ce qui nous laisse effectivement l'espoir d'autres bons moments en perspective !

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  3. Pas encore amoureux de l'un ou l'autre des personnages mais "Little Bird" est sur le haut de la pile.

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  4. Il me tarde de reprendre le fil des Craig Johnson: j'ai beaucoup aimé Little Bird (où j'avais davantage apprécié le personnage Henry alors même que l'intrigue portait plutôt sur le shérif Longmire), j'ai fait acheté Le camp des morts à ma médiathèque, ... mais j'ai dû le rendre sans l'avoir lu faute de temps !!! Il me faut donc de nouveau attendre mon tour.

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  5. >>Voyelle et Consonne : En ce qui me concerne, je crois que c'est incurable, je le suis des deux !

    >>Cécile : c'est vrai que ce Henry, c'est quelqu'un !
    Et tu verras, dans Le camp des morts, apparaît un nouveau personnage masculin assez séduisant lui aussi...

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  6. Tu l'as dit, pas un temps mort dans l'ambiance trépidante de la grande ville. Mon regret a été l'absence totale (pas un mot à son sujet!) du petit nouveau de la bande. Motif de déception largement moins Kulturel que le tien ;)

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  7. C'est vrai que le Basque est complètement absent de cet opus... j'espère moi aussi qu'on le retrouveras dans le prochain !

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  8. Amoureuse des deux ! Alors là tu es pire que moi, qui reste plus fidèle à Walt qu'à Henry ( enfin quand Augustus de Lonesome Dove n'est pas dans les parages...) Pour le jeune basque, j'hésite ... (pas Kulturel pour un sous ce commentaire !) Pour me rattraper, je dirais que je suis d'accord avec ta déception à propos du personnage de l'indien blanc, je l'attendais aussi plus fouillé, mais bon Walt avait tellement de chats à fouetter dans cet opus là en plus des soucis avec son chapeau ...

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    1. Euh, je crois même que je suis amoureuse des 3, c'est-à-dire Walt, Henry et Vic...
      Il est fou, ce Johnson, il est fou !!

      Bon, j'attends avec impatience ton avis sur le prochain volet des aventures de cette belle bande de cow-boys -et girls- des temps modernes..

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