"Contre mes seuls ennemis" - Isabelle Jarry

Un goût de trop peu...

Pour moi qui découvris Isabelle Jarry avec son roman "La traversée du désert", la lecture de "Contre mes seuls ennemis" fut d'emblée une véritable surprise.

En effet, autant "La traversée du désert" est un récit intimiste, introspectif, à l'écriture élégante et soignée, autant "Contre mes seuls ennemis", bien qu'ayant en commun avec le premier son contexte (le milieu scientifique), est paré d'un ton léger, d'une écriture simple, très efficace, et d'une sorte de distance amusée avec la réalité qui en fait un ouvrage de science-fiction à ne pas vraiment prendre au sérieux.

Le personnage principal -et narrateur- de ce roman est d'ailleurs tout à fait représentatif de cet esprit...
Jeune chercheur nouvellement arrivé au centre Érasme de Dijon, dans l'intention d'y poursuivre ses recherches sur les bactéries pathogènes du sol, il est affublé d'un patronyme qui laisse augurer de la veine cocasse du récit : Basile Archimède.
Individu imaginatif, nostalgique de son île natale où son grand-père, depuis sa petite enfance, lui a transmis sa passion pour le règne végétal, il préfère à la manipulation des machines de laboratoire sophistiquées le contact avec les plantes. Il a même dans son bureau un plant de datura dont il mâche à l'occasion un morceau de feuille pour se "détendre" et se déconnecter de la réalité...
Spontané, dragueur, il est aussi passionné par son métier, persuadé que les plantes et les microbes, qu'il pense dotés d'intention, sont à tort sous-estimés par un genre humain qu'à terme, ils finiront par supprimer et remplacer...

Alors... bonne ou mauvaise surprise ?

Si "Contre mes seuls ennemis" est un roman dont la lecture est plaisante et facile, notamment grâce à cette légèreté évoquée plus haut, une intrigue propre à susciter l'intérêt (une attaque de virus) et un héros attachant, je suis malgré tout restée sur ma faim.
Cette déception tient essentiellement à la brièveté de ce récit, qui m'a donné l'impression que les développements de l'histoire étaient traités avec trop de rapidité, et que l'ensemble pâtissait d'une approche superficielle.

A peine avais-je commencé à m'installer dans ma lecture... que c’était déjà terminé !

Commentaires

  1. ça donne quand même envie de lire le roman. Il est si court que ça? il fait combien de pages?
    Par contre, je n'en avais pas entendu parler.

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    1. Oh, je n'ai pas le roman avec moi, mais je crois qu'il ne dépasse pas les 150 pages (et en plus, il est écrit en caractères assez gros)...

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