Un billet de Carmen : "Onze histoires de solitude" - Richard Yates

Emettant le souhait de participer au Mois de la Nouvelle, mais ne disposant pas de blog pour publier ses avis, Carmen a accepté que ces lieux lui servent (avec grand plaisir !) de porte-parole. Voici son avis sur ce recueil de Richard Yates.

Richard Yates est un auteur américain (1926-1992). J’avais beaucoup aimé son roman "La fenêtre panoramique", découvert sur un blog ami, et adapté au cinéma sous le titre "Les noces rebelles", montrant une vision désenchantée de l’Amérique des années 50.

Dans "Onze histoires de solitude", on retrouve ces personnages à travers plusieurs nouvelles, qui se cognent à la vie. Ils souffrent de solitude mais pas au sens d'isolement : leur solitude se manifeste dans une situation, au sein d'un groupe, du couple, ou suite à un licenciement. C'est une solitude générée par la société, que je qualifierais de commune, d'ordinaire.

Pour autant, ce n'est pas triste à pleurer, car c’est traité par l’auteur sans pathos, et souvent avec humour.

Je passe en revue quelques nouvelles :

"Docteur jeu de quille" relate la solitude de l’enfant à l’école. Il s’agit d’un enfant orphelin qui fait tout pour se faire remarquer dans le mauvais sens du terme.

"Tout le bonheur du monde" évoque la solitude d’un couple qui passe un peu à côté de sa vie à cause d’une mauvaise communication.

"Fini l’an ’ieux,’ive l’an neuf" évoque la solitude des vieillards dans les hospices.

"Une petite fête pour Noël" parle de deux institutrices, l’une de la vieille époque, un peu old school, et l’autre plus moderne, seules dans leur genre.

"Absolument sans douleur" parle de la solitude d’un mari hospitalisé qui reçoit la visite de sa femme venue avec.. un amant qui l’attend en bas. C’est pas si commun ! Quoique..

D’autres nouvelles évoquent les espoirs "douchés" de rencontres qui à la base devaient être des rencontres sentimentales...

Pour résumer, c’est certes sombre mais ça peut faire sourire, sans tomber dans le blues.

L’auteur disait "Ceux qui réussissent ne m’intéressent pas". 

Ces variations sur la solitude font réfléchir et malgré la gravité de certaines on arrive à en sourire. C’est cette notion du rêve américain et des désillusions des années 50 qui est mis en avant dans les romans de Richard Yates. Des romans très intimistes.


Retrouvez le lien vers les chroniques de tous les participants chez Marie-Claude et Electra.

Commentaires

  1. merci pour ta participation ! je l'ajoute :-)

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  2. De rien.Je vais continuer à explorer cet auteur à travers ses romans plutôt intimistes où les vérités sont souvent cruelles mais liberatrices :)

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  3. Bonjour Carmen,

    Merci pour ce billet, je ne connais cet auteur que de nom, mais je pense que le ton de ce recueil pourrait me plaire.

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    1. De rien. C’est une bien modeste contribution.

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  4. Bienvenue Carmen!

    Merci pour ta participation. Avec Richard Yates, qui plus est. Tu me donnes très envie de lire ce recueil, surtout après mon coup de coeur (qui commence à dater) pour La fenêtre panoramique.

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    1. Merci. Un plaisir.
      Oui il gagne à être connu.

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  5. Bonjour Carmen, c'est un auteur que je n'ai pas encore lu (un de plus !). Un recueil de nouvelles ne serait pas pour me déplaire :-)

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    1. C’est assez sombre,mais à replacer dans le contexte des années 50 en Amérique.

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  6. Bonjour Carmen ! Je ne connais cet auteur que de nom !

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    1. Oui il traite de sujets qui peuvent paraître communs,mais qui touchent tout un chacun.

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  7. Bonjour Carmen! J'avais beaucoup aimé La fenêtre panoramique, et je suis sacrément tentée par ce recueil, un genre que j'aime énormément.

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  8. Bonjour. Oui Fenêtre panoramique était vraiment sombre et le film avait une fin difficilement supportable.
    Je vais continuer à lire l’auteur avec un roman.

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