"Six-pack" - Jean-Hugues Oppel
En bref.
En charge de l’enquête, le duo Saverne et Risson.
Le premier subit depuis son divorce une solitude que ses deux chats, Miss et Wesson -!-, peinent à combler. C’est un inspecteur opiniâtre, qui marche autant à l’intuition qu’à la déduction, et qui surveille sa consommation d’alcool avec d’autant plus de vigilance qu’il se sait vulnérable sur ce point. Le second, officier de police adjoint étonnamment bardé de diplômes, est un crack en informatique (pour précision, le roman date de l’époque du minitel).
Mais malgré le flair de l’un et les compétences techniques de l’autre, l’enquête piétine. Le tueur, extrêmement prévoyant et organisé, est insaisissable.
Ayant manqué de diplomatie avec un envoyé spécial du Ministère de l’intérieur venu leur mettre un coup de pression, Saverne est destitué de l’affaire. Mais il lui en faut plus pour s’avouer vaincu. Parvenu à l’indiscutable conclusion que le coupable, puisque tueur en série, est américain -là, ça coince…-, il décide de son propre chef d’aller rencontrer aux Etats-Unis un spécialiste en serial killers du FBI, déplacement tout de même financé par sa hiérarchie -ça recoince… Là il rencontre ledit spécialiste, qui a cessé de traquer les psychopathes suite à une ultime affaire fort traumatisante qui l’aurait mis en présence -je cite- du "Mal absolu".
Mouais…
Bon, je serai brève. Le postulat à partir duquel se déploie l’intrigue m’ayant fortement gênée (par curiosité, j’ai tout de même fait une recherche sur internet, dont ont émergé plusieurs dizaines de tueurs en série français), je suis restée bloquée dessus, et sur ce qui m’a semblé être la volonté de l’auteur : construire une intrigue "à l’américaine". Aussi, malgré le ton, certes enlevé et parfois drôle, et toute la sympathie que j’aurais pu éprouver pour des héros qui malheureusement m’ont paru aussi factices que le reste, cette première rencontre avec Jean-Hugues Oppel est une déception.

C'est dommage de rater la première rencontre avec un auteur ! Il me semble avoir déjà lu au moins un ou deux romans de Jean-Hughes Oppel mais je n'en garde aucun souvenir. S'il faut renouer avec lui, je garde en tête de ne pas choisir ce roman. De toute façon, j'ai déjà une bonne pile de polars à lire pour le challenge Un hiver polar.
RépondreSupprimerOui, d'autant plus dommage qu'il me semble qu'il a par ailleurs produit des romans très valables... je n'ai sans doute pas choisi le bon.
SupprimerJe n'ai jamais lu cet auteur, et ma foi, ce n'est pas toi qui va me persuader d'un manque de ce côté... Dans le genre "auteur de polar français culte", j'ai testé Jean-Patrick Manchette et bien aimé (sans sauter au plafond non plus).
RépondreSupprimerJe retenterai peut-être de le lire, il me semble que certains de ses titres valent le détour, mais ce sera pour plus tard.. et comme toi, j'ai lu Manchette, puisque que c'est apparemment un incontournable, mais ça n'a pas été un coup de cœur, loin de là...
SupprimerBien que tu ne sois pas convaincue, je reconnais que tu as titillé ma curiosité et que si je le croise à la médiathèque, je pourrai tenter. Et puis, il y a un côté nostalgique d'une enquête à l'ère du Minitel.
RépondreSupprimerLe problème ici, c'est que la dimension en effet assez plaisante du contexte temporel est contrecarrée par cette déduction grotesque de l'enquêteur, qui oriente toute l'intrigue..
SupprimerJe ne connais pas cet auteur mais son nom me dit quelque chose, peut-être a-t-il écrit pour la jeunesse...en attendant vu ce que tu en dis je passe mon tour, ou alors je tenterai un autre titre.
RépondreSupprimerJ'ignore s'il a écrit pour la jeunesse, c'est possible.. mais en effet, il vaut mieux éviter ce titre pour le découvrir.
SupprimerValerie Perronet a écrit au moins deux livres avec une vraie profileuse (ce qui est assez nouveau en France), ces bouquins se lisent bien
RépondreSupprimerJe ne connais pas du tout cette auteure, je vais creuser ça !
Supprimerje vais en rester au "mouais" et ne pas allonger mes listes
RépondreSupprimerC'est déjà ça...
SupprimerJ'ai une pile de polars suffisamment conséquente pour ne pas m'attarder sur celui-ci ..
RépondreSupprimerJe n'en doute pas.. malheureusement, je suis dans le cas inverse, ma pile polars est réduite à quasi rien.. ce titre était l'un des rescapés (mauvais choix !) et sinon, je me suis attaquée à celle de mon conjoint, mais mon premier choix a aussi abouti sur une déception... (c'est d'ailleurs un titre que tu as lu aussi, avec les mêmes bémols que ceux que j'exprimerai dans mon billet).
SupprimerJe ne connais pas, mais je ne vais pas m'y attarder...
RépondreSupprimerCe n'est pas la peine, en effet...
SupprimerTypiquement un titre qui me renvoie, comme ceux d'Izzo dont je parlais dans le bilan pour l'activité urbaine, à la grande époque ( pour moi ! ), où je dévorais les nouveaux auteurs du polar social français .... Pouy, Jonquet, Dessaint, Villar, peuplaient mes soirées sous la couette ! Pour rien au monde je n'en relirai rien, de peur d'une terrible déception.
RépondreSupprimerDessaint, qui écrit toujours, est à mon avis rarement décevant... pour les autres je ne sais pas trop, cela fait longtemps que je ne les ai pas lus moi aussi. Peut-être que les romans plus récents d'Oppel sont meilleurs... je retenterai peut-être.
SupprimerMa PAL te remercie très chaleureusement !
RépondreSupprimerA son service !
Supprimermes parents ne lisent que des polars et je les accompagne souvent à la bibliothèque et je ne les ai jamais vu lire cet auteur, je vais pouvoir leur dire de passer leur chemin ! ah, tu as quand même été jusqu'au bout du livre ? tu n'as pas abandonné avant ? tu es forte
RépondreSupprimerJe suis allée au bout parce qu'il est court... mais je viens de me faire piéger avec un autre polar de plus de 500 pages que j'ai lu jusqu'à la fin alors que j'étais horripilée par certains de ses aspects, parce que je voulais tout de même connaître la fin (mais j'aurais tout aussi bien pu arrêter avant)..
SupprimerCes histoires de tueurs en série sont des sujets rebattus dans les polars. Il faut avoir le talent de Søren Sveistrup ou Jacques Saussey pour en faire des bouquins passionnants.
RépondreSupprimerJe ne sais pas si à l'époque où celui-là a été écrit, c'était un sujet très répandu, mais l'auteur gâche tout avec sa volonté de faire une intrigue "à l'américaine"...
Supprimerle roman est de 1997 adapté en film ,l'auteur est un bon classique du polar, beaucoup de sévérité je trouve , si ce livre est loin d'être bon (je l'ai pas lu) accordez un sursis à l'auteur ,renseignez vous sur lui , Vostok m'avait plu....
RépondreSupprimerMerci pour votre visite... et vos arguments pour défendre l'auteur, auxquels je suis sensible. Je lui donnerai peut-être une autre chance..
Supprimer