"Drama doll" - Rose Vidal
Rendez-vous manqué.
J’en avais entendu parler comme d’un texte abordant, à
partir de divers témoignages, le thème de la douleur et des addictions aux
traitements qui la soulagent.
Et c’est bien ainsi que ça commence, avec l’évocation de l’histoire
d’Emmanuelle, et sa douleur d’avoir perdu, lors de son accouchement, l’un des
jumeaux qu'elle portait. Enfin, plus -ou autant- que cette histoire, ce qu’évoque
l’auteure, c’est la manière dont elle lui a été confiée, et dont elle l’a reçue…
D’autres témoignages s’invitent parfois dans le récit, mais ils restent à l’état
de bribes, en acquièrent presque un caractère anecdotique. L’ensemble est constitué
de digressions et d’interrogations, en une succession dont je ne suis jamais
parvenue à attraper le fil. Ainsi, entre les questionnements sur ce qui définit
la douleur, sur sa dimension romantique ou le secret qu’elle constitue du fait
de son caractère incommunicable, sur le langage et les images qui la représentent…,
peuvent s’insérer des informations techniques sur la plus grosse machine du
monde -une excavatrice de charbon- et les cicatrices qu’elle a laissées dans le
paysage allemand, des considérations sur la désaffection de Rose Vidal pour le Panthéon,
des réflexions sur le sens des mots, sur l’amour ou sur le deuil…
J’ai tout de même trouvé la forme de ce texte très
intéressante, et je ne pense pas tant à l’originalité purement stylistique dont
témoignent l’utilisation d’une étrange écriture inclusive ou la reproduction d’extraits
de mails ou de SMS, qu’à la manière dont il se construit, sous nos yeux
pourrait-on dire, au fil d’une pensée qui se cherche, l’auteure s’interrogeant
sur ce qu'elle est en train d'écrire, sur les liens qu’elle tente de tisser entre
réalité et fiction. A la fois essai et autobiographie, c’est donc un texte
hybride. Seulement, j’en attendais un certain contenu qui, pris dans une
réflexion peut-être trop vaste ou trop pointue pour que je m’y retrouve, n’a
cessé de m’échapper…

voilà un livre que je ne vais pas retenir merci de l'avoir lu pour moi.
RépondreSupprimerUn rendez-vous manqué, comme le dit le titre de mon billet. Je m'attendais à tout autre chose, et je crois que ce livre n'était pas pour moi...
SupprimerC'est un thème original et la forme semble l'être tout autant, mais parfois la mayonnaise ne prend pas !
RépondreSupprimerOui, et j'ai l'impression qu'on perd le thème de vue au fil de la lecture, ou qu'il est traité mais de manière abstraite, ce qui m'a beaucoup gênée.
SupprimerBon, côté thème, ça ne m'aurait pas attirée, donc pas de regret en lisant ta déception.
RépondreSupprimerCa fait toujours un titre de moins sur ta pile :)...
SupprimerLa forme a l'air intéressante mais je ne pense pas que le fond soit pour moi...
RépondreSupprimerC'est surtout pour son contenu que je me suis personnellement tournée vers ce titre, mais je n'y ai pas trouvé ce que j'espérais.
SupprimerÇa ne me dit pas grand chose cette histoire, ou devrais-je dire ce manque d'histoire. Pas plus que le style. Je passe.
RépondreSupprimerJe trouvais le sujet intéressant, et la singularité de la voix de l'auteure est à souligner, mais je n'étais sans doute pas le bon public pour ce livre...
SupprimerBon... merci de nous l'avoir montré. On en saura au moins quelque chose
RépondreSupprimerJ'aurais été ravie de donner envie malgré mon manque d'enthousiasme, je suis sûre que ce texte conviendrait à certain/es lecteurs/trices..
SupprimerLa forme est originale et sans doute intéressante, mais me connaissant et connaissant mes exigences, je pense que je lui trouverais un aspect inabouti qui ne saurait pas me satisfaire...
RépondreSupprimerIl me semble en effet que le but de l'auteure n'était pas de produire un texte structuré sur un sujet donné. On suit un fil réflexif, souvent abstrait, digressif.. je n'y ai pas trouvé mon compte, en tous cas.
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