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"Pirouettes" - Marcel Pagnol

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"Si tu savais, Jacques ! Si tu savais ! La Némésis, vache envieuse, vient de laisser choir sa bouse dans la chevelure de mon bonheur." Je n’avais jamais lu Marcel Pagnol, lacune qui ne me tracassais guère, éprouvant pour cet auteur un a priori hérité de ne je sais quelle expérience, et me faisant imaginer des textes désuets et candides. Toutefois rétive à inaugurer la septième saison des Classiques Fantastiques par une défection, je me décidée à le dépasser. J’avoue avoir cependant, par prudence, porté mon choix sur le texte le plus court que j’ai pu trouver… "Pirouettes" est une longue nouvelle que Marcel Pagnol a écrite pour la revue Fortunia, qu’il avait fondée avec ses camarades de khâgne. L’intrigue est présentée comme une partie des mémoires de Jacques Panier, le narrateur, et restitue un épisode vécu alors qu’il était étudiant. Il formait alors un inséparable trio avec ses camarades Félix-Antoine Grasset, poète dépressif affligé d’un mépris amer pour toute s...

"Reste l’océan" - Marie Pointurier

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"Surfer tant qu’il est encore temps. Tant que son corps tient." Il y a cinq ans, Béa s’est mise au surf. Elle se trouvait trop vieille, mais s’est finalement laissé convaincre par son amie Ekaitza, femme solaire et sans complexes, dont elle envie la légèreté et la capacité à tout s’autoriser. Elle a maintenant cinquante ans, un corps à ménager et à préparer avant l’effort, mais ses longues heures d’entrainement à la piscine et sa pratique estivale du surf ont payé : elle le sent endurci, plus vif et plus agile. Et tant qu’elle est dans l’eau, il la laisse tranquille ; c’est a posteriori qu’elle découvre les ecchymoses et les coupures inhérentes à la confrontation avec un océan qui malmène, piétine, et ne pardonne aucune erreur. C’est sur la côte landaise, où elle passe tous ses étés depuis qu’elle est enfant, qu’elle pratique le surf. Son mari et elle y ont acheté une petite maison de plage qui les accueille, avec leurs jumelles adolescentes, à chaque vacances. Une maison...

C'est -enfin- mon tour !

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 A l'heure où vous lirez ces mots, je serai sur la route des vacances, en quête de calme et de verdure (pour la fraîcheur c'est raté, si je me fie aux prévisions météo). Ne concevant pas les vacances sans déconnexion totale, le blog est en pause jusqu'à fin août . Un billet est néanmoins programmé pour le 15, dans le cadre de ma participation aux Escapades Européennes de Cléanthe .  Vous pouvez laisser des commentaires, mais sachez que je ne pourrai les valider et y répondre qu'à mon retour. N'oubliez pas que vous pouvez aussi participer aux Pastiches d'août jusqu'à la fin du mois : vos réponses sont à envoyer à Athalie ou à moi-même, par mail ou via le formulaire de contact du blog. Nous comptons à date sept participations, n'hésitez pas à les enrichir, même en ne répondant que partiellement. Passez un beau mois d'août, et à très bientôt !

"Sauvagines" - Gabrielle Filteau-Chiba

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 Tu sais que tu souffres de solitude quand tu souhaites bonne nuit à un chien qui dort déjà et que tu souris à ta poêle en fonte." Après Anouk, l’héroïne de " Encabanée ", ce deuxième volet de la trilogie de "La forêt du Kamouraska" nous fait rencontrer Raphaëlle, qui en début de récit lie son existence à celle de Coyotte, jeune chienne qu’elle récupère dans un élevage de huskys où ses yeux marron la condamnaient à l’euthanasie. C’est d’ailleurs ce qui l’a fait choisir par sa nouvelle maîtresse, dont le physique de métisse -preuve d’une trahison maternelle ou legs d’une aïeule inuite ? - jurait au sein d’une famille de Blancs aux yeux bleus qu’elle a reniée en même temps qu’elle a tourné le dos à une société mesquine, violente envers les plus faibles et dédiée au consumérisme, dans laquelle elle ne se sentait pas à sa place. Elle vit dorénavant, du moins à la belle saison, dans une roulotte stationnée dans le Haut-Pays de Kamouraska, là où naissent les Appala...

Sous les pavés les pages IV - Mises en bouche (Pastiches, 3e) !

Bonjour à toutes et à tous ! Voici le troisième série de pastiches concoctés pour vous faire patienter en attendant le grand retour de Sous les pavés, les pages . Pour rappel, il s'agit de retrouver les auteurs qui auraient pu écrire ces trois visions de la ville, et ainsi de gagner des points bonus pour notre activité urbaine de septembre. Vous pouvez déjà nous envoyer, à Athalie et/ou moi, vos propositions par mail (pour ceux qui ont nos adresses) ou via le formulaire de contact de nos blogs respectifs. On vous laisse cette fois, vacances obligent, jusqu'à la fin du mois d'août pour nous transmettre vos réponses, ce qui vous laisse le temps de plancher sur ces pastiche peut-être un peu plus difficile que les précédents... 1/ "En la ville bruissante et paillarde, chascun courrait à ses affaires, braillant et beuvant sans vergogne. Les rues étaient grasses d'odeurs de tripes et les ventres plus pleins que des bourses." 2/ "La ville exhalait une langueur ...

"La saga des émigrants – Tome V : Au terme du voyage" - Vilhelm Moberg

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"Dans la jeune République d'Amérique du Nord, il se passait plus de choses et il intervenait plus de changements en l'espace d'une année que dans le Royaume de Suède en cent ans." Episodes précédents : La saga des émigrants, tomes I & II : Au pays & La traversée La saga des émigrants, tome III : La terre bénie La saga des émigrants, tome IV : Les pionniers du Minnesota C’est leur septième noël dans le Nouveau Monde, et les Nilsa le passent dans leur nouvelle maison, plus grande et plus confortable que la précédente, où ils n’ont plus à craindre les hivers mortels du Minnesota. Soixante mille nouveaux émigrants sont arrivés entre 1955 et 1856 dans ce qui deviendra deux ans plus tard le trente-deuxième des Etats-Unis d’Amérique. La colonie suédoise s’est elle aussi accru, dispose dorénavant d’une église digne de ce nom, et même d’une petite ville. La région suit peu à peu les mutations qui transforment le pays, en pleine extension et entré dans l’ère de ...

"La ville" - William Faulkner

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"Tous ici nous avons acheté des Snopes, bon gré mal gré (…)" Après s’être attaqué au hameau de Frenchman’s Bend , les Snopes partent à l’assaut de Jefferson, bourgade de trois mille âmes du comté de Yoknapatawpha. A leur tête, mais toujours à sa manière discrète -ou vicieuse-, on retrouve Flem Snopes et son indéboulonnable nœud papillon, qui après avoir roulé son beau-père Will Varner, s’est installé avec sa femme Eula -dont la sensualité débordante affriole toute la population mâle de Jefferson- et leur fille Linda (dont il n’est pas le père, ce que seule la principale intéressée ignore), dans une petite maison aux abords de la ville. En l’espace de deux ans, ce paysan qui n’avait probablement jamais vu d’usine électrique a pris la direction de celle qui alimente Jefferson. Et ce n’est qu’un début… Il poursuit son ascension avec ruse et ténacité. En douce, sans rendre de compte à personne. Mais s’il était jusqu’à présent essentiellement guidé par sa cupidité, c’est à a...

Sous les pavés, les pages 2026 - Résultat des Pastiches de juillet !

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Les auteurs pastichés étaient : 1/ "Les beaux quartiers eux-mêmes, aussitôt après le crépuscule, ils quittaient leur veston compassé, ils passaient des nippes de canailles... et froutt !... les voilà... ils devenaient tout de suite tout poissards, absolument méconnaissables... je me laissais caramboler dans leurs avenues soudainement enfaunées, bruissantes d'accents qui trainaillent... Merde ! Je m'y suis bien refait les arpions !" > Louis-Ferdinand Céline 2/ "Tentative d'épuisement d'une rue : deux vélo, dont l'un sans chaine et l'autre dont le guidon est chromé. Deux cafés, l'un plein, l'autre, presque. Trois feux rouges, un respecté par erreur. Un pigeon hésite puis décide de ne rien faire." > Georges Perec 3/ "La ville avait une odeur de tabac froid, les pavés luisaient à peine. On marchait dans un brouillard collant d'odeur de poissons. Près du quai, les hommes déchargeaient sans parler. Un autre, immobile, la pip...

"Encabanée" - Gabrielle Filteau-Chiba

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"J’ai filé en douce." Elle a fui la vie citadine, sa végétation domptée et son eau mise en bouteille, sa mesquinerie et sa violence, le ravalement de tout à d’uniques considérations matérielles, les injonctions toxiques faites aux femmes… Terrorisée par l’acharnement de l’homme à tout dévaster, dégoutée par la folie des grandeurs des temps modernes, par l’extinction d’un bonheur que l’on croit atteindre en satisfaisant des besoins qui n’en sont pas, elle a troqué ses appareils contre des livres, son emploi à temps plein contre une pile de pages blanches, en espérant réaliser son rêve de toujours : vivre de sa plume au fond des bois. Exilée dans une cabane exiguë, sans eau ni électricité, elle tente de recommencer sa vie, en quête de solitude et de simplicité totales. Anouk s’est donc installée dans la région de Kamouraska, au bord d’un affluent du fleuve Saint-Laurent. On est en plein hiver, les températures descendent fréquemment jusqu’à moins 40°c. L’essentiel de sa rou...

"La classe et la fonction" - Mariana Alves

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"Ils ont beau avoir toujours un balai à la main, les Portugais ont eux aussi de la poussière sous le tapis." On y entre par une petite porte discrète, invisible parmi les entrées stylisées Art déco de ce quartier d’Auteuil que les touristes viennent prendre en photo. C’est une loge de concierge, qui malgré son exiguïté parvient, car faite de coins, à être labyrinthique. Une minuscule pièce principale, un cagibi sous les escaliers de l’immeuble, des toilettes à la turque derrière ceux de service, et une chambre de bonne au sixième étage… C’est là que la Grande petite passe son enfance et son adolescence. Ses parents, comme de nombreux immigrés portugais arrivés à Paris dans les années 1980, sont gardiens d’immeuble. En de très brefs chapitres, d’une factualité presque aride, elle observe ce contexte par le biais de l’assignation qu’il induit. Les épisodes se déroulent majoritairement à la loge ou à l’école, et les faits alors décrits ont pour unique vocation de révéler l...

"Drama doll" - Rose Vidal

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Rendez-vous manqué. En dépit de son sous-titre –"roman sans histoire", on ne peut pas vraiment dire que "Drama doll" soit un roman. Personnellement, je n’y ai pas compris grand-chose, et je garde de cette lecture un vague sentiment d’imposture… J’en avais entendu parler comme d’un texte abordant, à partir de divers témoignages, le thème de la douleur et des addictions aux traitements qui la soulagent. Et c’est bien ainsi que ça commence, avec l’évocation de l’histoire d’Emmanuelle, et sa douleur d’avoir perdu, lors de son accouchement, l’un des jumeaux qu'elle portait. Enfin, plus -ou autant- que cette histoire, ce qu’évoque l’auteure, c’est la manière dont elle lui a été confiée, et dont elle l’a reçue… D’autres témoignages s’invitent parfois dans le récit, mais ils restent à l’état de bribes, en acquièrent presque un caractère anecdotique. L’ensemble est constitué de digressions et d’interrogations, en une succession dont je ne suis jamais parvenue à att...

"La tristesse du samouraï" - Víctor del Árbol

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"Les dieux et les héros, ça n’existe pas. Il n’y a que des miasmes." Barcelone, mai 1981. Une femme agonise sur un lit d’hôpital. Comme elle a refusé toute visite, seul un inspecteur de police passe la voir : suspecte dans une affaire mêlant plusieurs assassinats et l’évasion d’un prisonnier, elle a promis qu’elle allait "tout lui raconter". A partir de cette scène qui ouvre le roman, Víctor del Árbol remonte le temps, reconstituant le fil des événements qui y aboutissent. C’est d’une tumeur au cerveau qu’est en train de mourir María Bengoechea, 35 ans. Contrairement à ce que l’on nous fait croire de prime abord, son implication dans cette histoire ne remonte pas au moment (trois ans auparavant) où cette avocate en droit pénal a fait condamner César Alcalá, un policier véreux qui a torturé jusqu’à le plonger dans le coma un indic qui menaçait de le dénoncer. Ce moment de gloire a fait décoller une carrière jusqu’alors faite d’une routine insatisfaisante et peu r...

"Bien-être" - Nathan Hill

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"Il y avait deux ou trois choses qu’ils devaient savoir avant de se rendre à une partouze." Dans l’un des épisodes de "Bien-être", un des personnages, à l’aube du développement d’internet, explique à un autre le principe révolutionnaire du lien hypertexte, à partir duquel un récit se construit par interconnexions, au fil d’une navigation libre, libérée de toute linéarité. C’est sur ce même principe que Nathan Hill semble avoir construit son récit, comme s’il suivait le fil d’associations d’idées dont on ne voit pas toujours de prime abord ce qui les lie. Pour autant, le lecteur n’est jamais perdu, l’intrigue orbitant autour de deux personnages principaux que cette construction en "toile" dote d’épaisseur et de complexité. Cela commence, pour le coup de manière "logique", par leur rencontre. On est en 1993. Alors tous deux étudiants, lui en photographie, elle en psychologie, ils vivent dans le quartier de Wicker Park à Chicago, un lieu sale, p...

Sous les pavés, les pages IV. Mises en bouche

Bonjour à toutes et à tous ! Voici le deuxième série de pastiches concoctés pour vous faire patienter en attendant le grand retour de Sous les pavés, les pages . Pour rappel, il s'agit de retrouver les auteurs qui auraient pu écrire ces trois visions de la ville,  et ainsi de gagner des points bonus pour notre activité urbaine de septembre.  Vous pouvez déjà nous envoyer, à Athalie et/ou moi, vos propositions par mail (pour ceux qui ont nos adresses) ou via le formulaire de contact de nos blogs respectifs. On vous laisse cette fois jusqu'au week-end du 19 juillet pour nous transmettre vos réponses. 1/ "Les beaux quartiers eux-mêmes, aussitôt après le crépuscule, ils quittaient leur veston compassé, ils passaient des nippes de canailles... et froutt !... les voilà... ils devenaient tout de suite tout poissards, absolument méconnaissables... je me laissais caramboler dans leurs avenues soudainement enfaunées, bruissantes d'accents qui trainaillent... Merde ! Je m'y ...

"Les abandonnés de l’Ile Saint-Paul" - Valentine Imhof

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"Dites, vous allez pas nous oublier, hein ?" Ce court récit a paru dans la collection L’affaire qui… que proposent les Editions de l’Aube, dont je reprends ici la présentation : " Parce que les faits divers et leur traitement médiatique sont des indicateurs précis d’une époque, l’Aube noire s’associe à RetroNews, le site de presse de la BnF, pour revenir sur des affaires survenues de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe. Dans cette série, des autrices et des auteurs de polar ou de roman noir scrutent, chacun dans son style propre, la société française à travers le prisme de la violence. " Le fait divers dont s’empare Valentine Imhof se passe au début des années 1930. A la fin de sa campagne de pêche à la langouste, l’ Austral quitte l’Ile Saint-Paul, confetti volcanique situé dans le sud de l’Océan Indien, à plus de 3000 kms de tout continent, pour regagner la France. Le navire laisse derrière lui sept volontaires qui ont accepté de rester sur l’île ...

"La saga des émigrants – Tome IV : Les pionniers du Minnesota" - Vilhelm Moberg

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"Mais en Amérique, il fallait toujours être plus intelligent qu’en Suède, même quand on n’était qu’un simple valet." La fin du tome III laissait nos Suédois, après un long et pénible périple, enfin installés dans le Minnesota. Cela fera bientôt quatre ans qu’ils ont débarqué à New York. Karl Oskar a construit une petite maison pour remplacer la cabane en rondins dans laquelle, avec sa femme Kristina et leurs enfants, ils ont passé un premier hiver difficile. Leur famille s’est agrandie avec la naissance de Dan, premier américain de la famille. Les dernières récoltes ont été bonnes, et Karl Oskar projette de construire une nouvelle maison digne de ce nom, plus grande, et qui ne laisse pas passer l’eau lors des épisodes de pluies qui sont ici, comme toutes les manifestations climatiques -qu’il s’agisse du froid, de la chaleur ou des orages-, toujours intenses. L’ancienne prostituée Ulrika est devenue Mrs Henry O. Jackson en épousant le pasteur de la communauté baptiste d...

"Pour tout l’or de la forêt" - Matthieu Delaunay

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"Le problème avec les hommes qui s’ennuient c’est qu’ils ne savent pas quoi faire de leurs mains." L’ouvrage compte huit nouvelles, dont la cohérence est à la fois géographique -elles ont toutes le Québec pour cadre- et thématique. Il y est question de la domination et de la violence perpétrées par les hommes aussi bien sur leurs semblables que sur le reste du vivant. "Le golfe" inaugure le recueil et a pour narratrice une baleine. Au fil d’un compte à rebours basé sur ses pulsations cardiaques, de plus en plus lentes, le cétacé nous rappelle quelques évidences que l’on a tendance à occulter, celle de la responsabilité de l’avidité et du sentiment de toute puissance de l’être humain dans son extinction en cours, celle des souffrances et des horreurs que ce dernier, de tout temps, lui a infligées, celle de notre inconséquence mortelle et de notre catastrophique indifférence, ayant mené à l’empoisonnement de l’ensemble de notre environnement… La chute, surprenante...